LA PLATE-FORME ÉLECTORALE ·qua'tre combinaisons possibles; on peut en faire bien d'autres, mais je cite celles-ci : Dans la première, on s'adresse à 5 millions de participants, à tous les ouvriers et employés hommes, cela entraînerait une charge totale de 300 millions et une inscription annuelle au budget de r 50 millions. Dans cette combinaison, comme dans toutes les autres, -on demande à chaque participant r franc par mois, et aux patrons 1 fr. 50 par travailleur et par mois, soit nn sou par jour. La deuxième combinaison s'étend à 7,750,000 personnes: tous les ouvriers et employés des deux sexes; la charge totale. s'élève· à 450_ ni.illions, le crédit budgétaire à 232 millions. • La troisième combinaison comprend 9 millions de participants.: tous les ouvriers et employés des deux sexes et les pet.its cultivateurs; charge annuelle, 600 millions; crédit budgétaire annuel, 340 millions. Enfin, la quatrième combinaison, qui associe à ceux dont je viens de parler les domestiques; elle entraîne une charge annuelle totale de •680 millions et un crédit budgétaire de 360 millions. Il est certain que des crédits budgétaires qui varient entre I 50 .et 360 millions sort fort respectables et déjà hier, le journal de M. Méline, qui ne perd aucune occasion d'attaquer le lendemain et, quand il le peut, de discréditer la veille les propositions démocratiques, disait : « Voilà bien les démagogues! ils vont proposer au peuple de lui donner des retraites, d'assurer, comme le porte le pi·ojet Escuyer, des le lendemain de la promulgation de la loi, 500 francs de retraite à chaque Yitillard de soixante ans! Mais où prendront-ils l'argent? Dans la situation du budget, où trouver 1,50 à 300 millions?)) Mais, monsieur Méline, où nous vous avons· déjà proposé de le -prendre! Je me trompe, c'est vous-même qui l'avez d'abord proposé; il est vrai qu'il y a longtemps, il n'y avait pas longtemps que vous n'étiez plus membre de la Commune, mais vous n'étiez pas encore président du conseil! (Applaudissementset rires.) Vous-même avez proposé an Conseil général des..Vosges l'impôt sur le revenu! Un de vos amis, un de·s chefs de votre majorité, l'avocat très autorisé àu gouvernement,, ministre sans portefeuille, M. Poincaré, a fait voter par la Chambre, lorsqu'il détenait le portefeuille des fit1ances, cet impôt progressif sur les successions qui doit vous donner, d'après les estimations d'un ministre des finances, un excédent de r 50 millions. Cela ne vous suffit pas? Nous avons encore une atitre •proposition .à vous faire., Pourqu~i ne reprenez-vous pas et pourquoi n'exploitez-vous pas, au benéfice de la nation, les grandes usines de vos amis les raffineurs de sucre, industries en faveur desq·uelles vous avei fait supporter aux contribuables tant de sacrifices? ('Applaudissements.) Nous ne sommes pas loin ainsi du chiffre maxï'mum de
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