La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVII- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE métallui:giqtics ou autres qui rapportent, consentiront bénéYolement a recevoir vos capitaux pour \'OUS en servir les intérêts? Leurs directeurs aiment beaucoup mieux travailler 'pour eux-mêmes. Les grandes industries productives Yous sont donc fermées. Il y en a qui Yous sont "ouvertes : il y a tous les Panama qui sont prêts à recevoir ces capitaux! Cette solution n'a qu'un inconvénient, c'est que non seulement ces placements ne produiront pas d'intérêt, mais qu'ils engloutiront les capitaux ! (Appla1ulisse111euellsrires.) • Cc projet n'est donc pas viable. C'est alors qu'un homme, don-t je suis très heureux de citer publiquement le nom, pàrce qu'il mérite la reconnaissance de tous ceux qui s'intéressent à ces questions, c'est- ;\-dirc de l'immense majorité des Français, M. Jacques Escuycr, qui, depuis longtemps, a étudié cette question, a eu une idée simple qui, comme toutes les idées simples, s'est présentée la dernicre à son esprit. Il s'est dit : Pourquoi ne ferait-on pas pour les caisses de retraites pour les vieillards cc que l'on fait pour les fonctionnaires publics dont la caisse de retraite est alimentée par un versement des intéressés et par une subvention de l'État? L'idée est très séduisante. Si clic est applicable, elle permet, non pas dans vingt ou vingt-cinq ans, mais immcdiatcment, au lendemain de la promulgation de la loi, de donner une retraite à tous les vieillards indigents. Cette idée, est-elle pratique? On a d'abord vérifié les divers recensements, pendant une longue période, et on s'est aperçu que les couches d'àgc étaient à peu près invariables, c'est-à-dire qu'il y a toujours à peu prcs le même nombre de vieillards de soixante ans, d'hommes de cinquante ans, etc. Dés lors, il est facile de prévoir quelle sera la somme nécessaire chaque année pour assurer, par exemple, aux vieillards de soixante ans une retraite annuelle. Mais on se heurte à une difficulté que j'ai signalée tout à l'heure: les travailleurs de dix-huit, vingt, vingt-cinq ans auxquels on \'a demander leur cotisation vont la verser de très mauvaise gràce, n'en attendant la contre-partie que dans une époque très éloignée et toujours aléatoire. Pour parer à cet inconvénient, M. Jacques Escuyer a eu l'idée de faire de cette caisse de retraite en même temps une assurance natjonale contre la maladie et le dénuement. Ainsi, quel que soit son âge, tout travailleur est intéressé immédiatement à faire ses versements, il s'assure ainsi, en cas de maladie, une somme quotidienne de I fr. 50 par jour, qui lui permettra de vivre, et les soins médicaux et pharmaceutiques gratuits. (Appla11disseme11ls.) Reste la question la plus importan!e, la question de chiffres? Que coûtera cette création? Les chiffres ne sont. pas inédits, je 11!! les cite pas pour la première fois, ils ont été publiés, discutés et, jusqu'à présent, ils ont supporté victorieusemerrt toutes les discussions. Il y a

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