LE PKOBLtME DU PROGRtS crâne tertiaire de Java serait <l'environ 900 centirnetres cubes, et la moyenne <le vingt-quatre cerveaux d'Australiens analogues, par leur forme, au crâne de Java, s'est trouvèc de 1,280 centimètres cubes, d'après le docteur Turner. cc Le Pithecanthropus erectus de Java est un ancêtre de l'homme actuel; il peut être un descendant de l'homme <leThenay et <lu PuyCourcy, en Europe, qui devait être intermèdiaire entre k bipcdc jaYanais et l'anthropomorphe amphibie qui s'apprenait à marchér sur deux pieds en fuyant sur les greves et en grimpant sur les falaises avec ses petits dans ses bras ou sur son dos. << Dès le début de l'époque quaternaire, l'homme physique est constitue avec tous ses caractères anatomiques et ses facultés physiologiques actuelles. ii Le problème de l'origine de l'Homme a passionne le dix-neuvième siècle. Il est bien près <l'être résolu. Toutes les espèces végétales et animales sont filles de la Terre. L'espece humaine ne fait pas exception. Le mot de L. Oken est ,•rai : cc L'Homme n'a pas l'.:tccréé, il s'est développé. i> Son origine animale est désormais ctablie sur d'indestructibles bases. ~a nier, c'est nier l'évidence. XI Le laboureur m'a dit en songe : " Fais ton pain : Je ne te nourris plus; gratte la terre et sême. n Le tisserand n1'a dit : tt Fais tes habits toi•même. >1 Et le maçon m'a dit : « Prends )a truelle en main. )> I:.t seul, abandonne de tout le genre humain, Dont je trainais partout l'implacoble anathème, Quand jïmplornis du ciel une pitiê suprême. Je trouvais Jes lions debout sur mon chemin. J'ouvris les yeux, doutant si l'aube Ctait réellt.=; De hardis compagnons sifflaient sur leur échelle, Les métiers bourJonnaicnt, les champs ét.iient semés. Je connus mon bonheur et qn'nn monde où nous sommes Nul ne peut se vanter de se passer des homme~; Et, depuis cc jour-là, je les ai tous aimés. SuuY•PRuo11o)n1E. Intelligent, actif, audacieux, l'Homme s'expose a une foule de dangers que ne connaissent pas ses frères inférieurs. II' n'est point d'animal qui ait autant que lui à redouter les effets de la concurrence vitale. Il n'en est point non plus, en revanche, qui retirent de l'association d'aussi nombreux et d'aussi importants avantages. L'Homme trouve dans le milieu cosmique un ~nnemi redoutable.
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