LE CONGRÈS INTERNATIONAL D'HYGIENE DE MADRID 689 sans ressources de trente établissements à 3,ooo lits chaque. Un tiers serait déjà en fonction. A propos encore de la tuberculose, une communication pas banale fut faite dans la même section. En collaboration avec le docteur Amalio Gimano et le docteur Juan Torres Bali, le docteur Georges Perron a étudié un traitement par le « sérum d'fme dans la prophylaxie et le traitement de la maladie ». Ces mcssieu rs considèrent la tuberculose et la phtisie pulmonaire comme deux maladies absolument distinctes : la première serait due au microbe de Koch et guérirait sous l'action du sérum qu'ils ont préparé; la seconde est une conséquence de la première, due au microbe de la tuberculose, au streptocoque, au staphylocoque, etc. Cette dernière n'a pas encore pu être guérie; elle est caractérisée par la fièvre hectique, les sueurs nocturnes, l'expectoration purulente et la cachexie. D'après leurs expériences il y aurait antagonisme réciproque entre les divers agents de la phtisie et il serait tout au moins dangereux de s'attaquer à l'un d'eux sans s'attaquer aux autres. La conclusion de ce travail est que l'on doit pouvoir guérir la phtisie par des injections de sfrum d'ânes immunisés simultanément contre le bacille de Koch, le streptocope et le staphylocoque retirés des crachats de phtisiques. Ces ..1essieurs ne paraissent pas avoir convaincu les membres de leur section. Qu'une caverne tuberculeuse en communication avec les bronches et par elles avec l'air extérieur deviennent le lieu d'élection d'infections secondaires il n'y a aucun doute, et ce n'est pas d'hier que dans la phtisie pulmonaire on a reconnu la nuisance d'associations bactériennes. Mais le ·bacille de Koch et les produits qu'ils sécrètent demeurent, aux yeux des médecins, les agents essentiels de la tuberculose et de ses manifestations pulmonaires. PAUL BROUSSE. (A mivre.) 44
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