La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVII- vol 01

688 LA REVUE SOCIALISTE cércbrale continue la série des études qui vont, en faisant de la folie des affections ordinaires, changer nos garderies d'aliénés en maisons de traitement. * * * Dans la section de climatograpbie, une communication intéressante a été faite par le médecin-major docteur Paunwitz sur le « Combat systématique contre la tuberculose en Allemagne. » Le docteur Paunwitz commence par établir la gravité du mal social que fait dans son pays la terrible maladie. De quinze à soixante ans, sur r ,ooo cas de mort, 342 sont causés par la tuberculose; sur r ,ooo ouvriers allemands de vingt a vingt-quatre ans, 548 ont été rendus invalides par la tuberculose, et 5 2 r sur r ,ooo entre vingt-cing et vingt-neuf ans. Ce sont des chiffres terrifiants. Le médecin-major conclut naturellement a la nécessité du combat systématique contre la tuberculose. Et la victoire lui paraît assurée. « La possibilitc de guérir la tuberculose est reconnue, écrit-il. Cette guérison est rendue possible par le traitement hygiénique dans des sanatoriums spéciaux. Il conseille dès lors naturellement la construction d'hôpitaux pour les tuberculeux de toutes les classes. » Les principes du traitement dans le sanatorium consiste « dans la jouissance la plus étendue de l'air frais, dans une nourriture suffisante, dans les soins de la peau et dans l'instruction hygiénique ». La question du climat est pour lui tout à fait secondaire : <c Les sanatoriums russes en Finlande, les allemands dans les forêts près de Berlin don ncnt également des résultats favorables. Le malade doit se soumettre au traitement qui convient au climat dans lequel il doit vivre et travailler plus tard. » La guérison en beaucoup de cas est effectuée <c dans le sens anatomique». Dans le sens « pratique, social et économique», elle consisterait dans la reconstitution de la capacité de travail qui était diminuée ou anéantie par la maladie. D'après la statistique des établissements allemands, on aurait obtenu 65 °/0 de guérisons. Enfin, les efforts pour la création d'établissements pour tuberculeux seraient considérables en Allemagne. L'État, les communes, les institutions de l'assurance ouvrière ( r 2 millions d'ouvriers sont assurés par la loi), les industriels, les associations de tous genres prennent part a cette croisade pour l'J1ygiène. Pour donner plus d'énergie a ces concours un comité central a été fondé à Berlin sous le protectorat de l'I mpératrice et sous la présidence d'honneur du chancelier de l'Empire. Il poursuivrait la création pour tuberculeux

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==