La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVII- vol 01

LI; CONGRÈS INTERNATIONAL D'HYGIENE DE MADRID 685 délires aigus, des symptômes de méningite (délire aigu, délire fébrile, délire méningitique, confusion aiguë hallucinatoire (/Jal/11ci11atorisc/Je), (Verwirtheit, acute co11f11sio11i1a1lsa11ity). Durant le stade post-fébrile ou la convalescence, on a affaire à !:J. psychose ditt! asthénique, état mental plus ou moins variable d'aspect, constitué d'habitude par du désarroi intellectuel, de la stupidité, de l'obnubilation, de la pseudo-démence, et reposant sur un fonds absolument typique de co11J11sio111r11/ale (\' erwirthcit, démence aiguë, psychose asthénique, stupeur, confusion mentale primitive simple). Il faudrait pcut-ftrc admettre une troisiéme forme clinique de psychose infectieuse, intermédiaire aux deux préct!dentes et caractérisée par les symptômes mentaux et somatiques de la dé111mcpearalytique (méningo-cncéphalitc, pseudso-paralysie générale ou paralysie générale infectieuse); et, :1cc propos, on peut se demander si la plupart des paralysies générales aujourd'hui connues ne sont pas également, en dehors des conditions de prédisposition toujours nécessaires, la conséquence plus ou moins éloignée d'une maladie infectieuse. Quoi qu'il en soit, le symptôme caractéristique de la psychose infectieuse, dans toutes ses formes, semble étre le désordre intellectuel, la co11f11sio111eutale, résultat sans doute de l'imprégnation, de l'inhibition temporaire des cellules cérébrales par les agents toxiques. Le plus souvent la folie ainsi produite serait susceptible de guérison. Les folies des maladies infectieuses auraient donc d'après ces données une origine directement ou indirectement toxique, et comme conséquence un type clinique assez caractéristique pour étre déjà facilement reconnaissable dans la pratique. b) Les psychosesviscérales sont, elles aussi, à n'en pas douter et dans une large mesure, la conséquence d'une auto-intoxication. Ce sont même à vrai dire les véritables folies par auto-intoxication. Néanmoins, les recherches expérimentales n'ont pas encore été suffisamment poussées dans cette voie et, en ce qui concerne particulii:remcnt celles qui résultent d'un trouble des organes digestifs, c'est à peine si l'on possède quelques données techniques sur les altérations concomitantes du chimisme gastrique et la t.:>xicitédu contenu intestinal. Des travaux intéressants et féconds sont à entreprendre et à poursuivre à cet égard. On est déjà plus avancé en ce qui concerne la folie hépatique et la folie brightique, et il est nettement établi aujourd'hui par les expériences d'auteurs français que ce.s folies sont au plus haut point le résultat d'un empoisonnement autochtone de l'organisme d'une auto-intoxication. Au point de vue clinique, les psychoses viscérales ne présentent peut-êt_!'epas, cornme les psychoses infectieuses, des caractères nettement particuliers. On peut dire cependant que, dans le cas où l'intoxication est aiguë, la folie se manifeste habituellement sous la forme d'un délire aigu toxique, semblable au délire alcoolique (c'est le cas de la folie urémique), lorsque l'intoxication est lente et chronique, c'est d'ordinaire d'un état mélancolique qu'il s'agit; enfin on peut observer parfois des états rappelant de plus ou moins près la démence paralytique. c) Les psychosesdiatht!siques, bien que rentrant dans la question des folies par auto-intoxication et par infection, n'ont pas été l'objet, de notre part, de

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