ANALYSE DU TROISIE~!E UVRE DU « CAPITAL» DE ~!ARX 65 La difli'.:rèncc.entre la quan:ité du profit et celle de l.1 plus-\'aluc, entre le taux du profit et le taux de la plus-value dans certaines branches de la production, masque tout à fait la naic nature et la provenance du profit, non seulement aux yeux des capitalistes, qui sont intéressés à se tromper sur cc sujet, mais aussi aux yeux des ouvriers eux-mêmes. « Par suite de la transformation de la plus-Yalue en prix de production, il arrive qu'on perd de vue même le fond de la définition de la valeur», dit Marx. Mais clic existe quand même, et, si la rnleur exprimée en' travail n'est pas égale au prix de chaque marchandise considén;c isolément, elle l'est cependant, si l'on considcre la totalité des marchandises échangées. • * * * Quant au taux de profit moyen universel, il a la tendance à baisser au cours du progrés économique. tllarx examine cette tendance dans la troisième division de son line. Dans l'i ndustric capita Iistc, basee sur la production des 111arcba11dises, la concurrence contraint chaque producteur à fabriquer avec le moins <lefrais possible, afin qu'il puisse à force de bon marché mettre hors de vente les m:irchandisl:s qui lui font concurrrnce. Ce bon ma, ché ne peut être attl:int que par l'augmentation de la productivite du tr:iv:iil, l'abaissement de la \':lieur de chaque piécc de marchandise et la diminution du travail qui y est inclus, en un mot par l'augmentation <lu capital constant, fondamental (machines, etc,), aux dcpens <lu capital variable, dépensé pour la force du travail. Cc n'est pas à dire que la quantité absolue du travail vif diminue; cela signifie seulement que par suite du développement des méthodes de production le même nombre d'ouvriers, la même force de travail employée par un capital \'aria~lc d'une certaine dimension, met en action une quantité toujours plus grande de moyens de travail (de machines et de capital fondamental de toute sorte), partant un capital constant d'une dimension toujours croissante. Or, comme la part yariable crée toute la valeur des objets et par conséquent toute leur plus-value, par suite du fait que nous venons <l'indiquer cette dcrnicre diminue aussi par rapport à la dcpense totale. Cette croissance graduelle du capital constant rclati\'ement au variable mène donc nécessairement à la baisse graduelle du taux de profit moyen. La baisse graduelle du taux de profit est donc bien simple et bien comprchensible, si on ne confond pas la part variable ·cr la part constante du capital; pourtant malgré toute l'im~rtance que cette question a pour la production capitaliste, les économistes antéril't:rs
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