La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVII- vol 01

,/ L'INSPECTION DU TRAVAIL EN IlELGIQUE EN I 896 589 qui emploie 567 filles de moins de seize ans et 418 femmes de moins de vingt et un ans. Le nombre des enfants de moins de douze ans, auxquels la loi interdit tout travail, était de 81 en 1895; en 1896 ce chiffre est tombé à 47, dont 28 étaient employés dans les briqueteries a la main. La durée du travail du jour varie scion les industries, pour les enfants de douze a seize ans. Dans l'industrie textile et du papier cette durée est de six heures; elle est de dix heures et demie dans l'industrie chimique, de onze heures dans la grosse et petite construction mécanique, ainsi que dans l'industrie du vêtement; de douze heures dans l'industrie du bâtiment; on peut considérer cette derniére durée comme la plus longue. Quatre-vingt quatorze personnes ont cté trouvées contrevenant a la loi; ce nombre était de 143 en 189_5. l:.e repos est généralement divisé en trois parties; celui du milieu de la journée doit être d'au moins une heure; sa durée totale de une heure et demie. Le roi a cependant le droit de déroger, pour certaines industries à cette règle, lorsque la livraison des produits fabriqués, par exemple, est urgente. Les industriels obtiennent assez facilement ces autorisations. Les inspecteurs n'en ont pas fait le relevc, qui serait pourtant extrêmement intéressant. L'augmentation des procès verbaux constatés pour les lois réglant le travail de nuit a été de 953 pendant l'année 1896, contre 374 en 1895. Cette différence notable provient surtout de la surveillance spéciale à laquelle ont été soumises les briqueteries, ou le travail, qui commence avant cinq heures du matin, est encore considéré comme travail de nuit. L'inspection concernant le travail de nuit a porté sur 175,675 ouvriers, de toutes catégories, parmi lesqu~ls il y avait 3 I ,891 personn~s protégées. Ce qui caractérise ce travail, c'est que ce ne sont pas toujours les mêmes ouvriers qui s'y livrent et, sur les 28,8 5G ouvriers signalés comme étant occupés pendant cet intervalle, une notable partie ne travaille la nuit qu'une semaine sur deux; là ou le travail est continu, comme dans les verreries a vitre et ou trois équipes se partagent la journée, il n'a lieu, pour chacune d'elles, que tous les deux jours. Dans les filatures de laine peignée, a Verviers, ce sont les femmes âgées de plus de vingt et un ans qui restent occupées la nuit, pour: permettre - comme le prescrit d'ailleurs la loi - de ne jamais employer des femmes au-dessous de cet âge. Le nombre des personnes protégées qµi travaillaient la nuit s'est élevé à 2,680, dont plus de la moitié, soit 1,535, avaient été, temporairement du moins, pendant deux mois au maximum, autorisées par des arrêtés royaux spéciaux. li n'est pas nécessaire que le travail du septième jour, interdit par la loi, soit fixé au dimanche, mais uh jour sur sept, n'importe lequel, doit être consacré au repos. Les infractions a cet article ont été très

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