LA REVUE SOCIALISTE nant certaines industries particuliérement insalubres, telles que les fabriques d'allumettes et de caoutchouc, les ateliers où on manipule la céruse, le plomb, etc. 3° La régleme11tatio1d1u pnieme11tdes -salairesaux ouvriers: a) le paiement, qui doit se faire en monnaie légale; b) le lieu où se fait le paiement, qui ne peut pas être un cabaret, une boutique ou tout autre établissement de même nature ; c) le délai de paiement ne peut dépasser seize jours pour ceux qui gagnent plus de 5 francs par jour et un mois pour les autres. 4° Les règle111eudt'satelier, qui doivent indiquer: a) le commencement et la fin de la journée de travail réguliére, les intervalles de repos et les jours de chômage réguliers; b) la manière dont est déterminé le salaire et notamment si l'ouvrier est rétribué à l'heure, à la journée, ou à l'entreprise; c) lorsque l'ouvrier est rétribué à la tâche ou à l'entreprise le mode de mesurage et de contrôle; les époques de paiement des salaires. Le pays est divisé en douze districts industriels, confiés soit à des inspecteurs, soit à des délégués, qui ont à fournir chacun un rapport spécial sur leur activité et à signaler les infractions aux lois énumérées plus haut. Il sera aise maintenant, avec ces indications préliminaires, de par courir les constatations faites au point de vue de l'inspection du travail. Pendant l'année 1896, les inspecteurs ont effectué 8,407 visites, • spécialeme~t au point de vue de la réglementation du travail ·des femmes et des enfants et ont inspecté 7,599 établissements, englobant ensemble un total de 217,872 ouvriers. Six mille neuf cent vingt-neuf établissements ont été visités une fois, 580 deux fois, 56 trois fois, 20 quatre fois, et 14 plus de quatre fois. Les personnes visées par cette loi forment deux catégories : 1° les garçons âgés de moins de seize ans; 2° les femmes ou filles de moins de vingt et un ans. Il y a aussi un article qui exclut les femmes adultes des fabriques, pendant au moins quatre semaines, aprcs leurs couches. On a compté 21,337 femmes adultes, tombant sous l'application de la loi et 43,437 autres personnes également protégées, soit ensemble 64,774 ou le tiers de la population totale des fabriques. Sur ce chiffre il y a 48,529 personnes du sexe féminin, soit 22 °/ode l'ensemble. C'est dans l'industrie textile que nous rencontrons le plus d'employes protégés: 4,675 garçons, 5,023 filles de douze à seize ans et 8,948 de moins de vingt et un ans. Puis viennent successivement la petite construction mécanique avec 2,747 garçons et seulement 281 filles; l'industrie verrière qui occupe 2,419 garçons, 612 filles de moins de seize ans et 1,227 de moins de vingt et un ans ; l'industrie céramique : 2, r 66 garçons et 805 filles ; enfin l'industrie du vêtement
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==