LE PROBLÈME DU PROGRÈS coup, sur un point de son conto~u-, il se fait une cchancrure qui s'agrandit peu à peu, jusqu'à ce que l'animal entier soit fondu, ou, pour mieux dire, dissous. Si l'on ajoute une goutte d'eau pure, la décomposition est brusquement enrayée et ce qui reste deJ'animalculc recommence à se mouvoir et à nager, toujours comme si de rien n'était! Des rotifêres oubliés pendant plusieurs années dans un grenier, desséchés et morts pour toujours, peuvent revivre le plus facilement du monde : il suffit de les mouiller. On peut découper l'hydre en un nombre de rondelles superposées qui n'est limité que par l'impossibilité de saisir avec des ciseaux un corps trop petit, chacune de ces rondelles refait encore un être, à laseule condition d'attendre que les parties en voie de restauration aient atteint une taille suffisamment considêrable. On peut aussi retourner cet étrange animal sans mettre sa vie en péril. On peut faire avaler un polype par un autre : !'avalé n'est pas digéré, au contraire, les deux polypes ne tardent pas à se débarrasser mutuellement l'un de l'autre et à vivre aussi tranquillement que si rien n'était arrivé. On voit combien ces tissus élémentaires primitifs s'adaptent aux changements de milieux et se transforment.» * * * Le vegétal est de nature pacifique. Rarement il attaque. Ses armes offensives sont três rares. Dans la plu part des cas il se défend à l'aide de piquants, d'épines, d'odeurs fortes ou de poisons. Dans cette lutte entre l'animal et la plante, la victoire n'appartient pas à l'être le plus fort, mais à celui qui possêde les meilleurs moyens d'attaque ou de défense, et, bien souvent, c'est le végétal le plus infime et l'animal le moins robuste qui triomphent. D'invisibles végétaux attaquent nos mammifères et, souvent les tuent. 1< Plus la science av:rnce, dit de Lanest,a.., Jt-lus deviennent nombreuses les maladies que l'on peut attribuer à la présence des champignons microscopiques dans les tissus ou le sang des animaux. Les teignes, les pelades, le charbon, la morve, le muguet, le croup, peutêtre aussi les :fiêvres paludéennes, la fièvre typhoïde, le choléra et un grand nombre d'autres maladies contagieuses sont déterminées par des végétaux infimes, qui font, dans tous les lieux où les animaux sont agglomérés, d'innombrables victimes. Ces végétaux sont d'autant plus redoutables qu'eux•-mêmes et leurs germes peuvent rester à l'état de mort apparente pendant des semaines, pes mois et même des années, sans perdre leurs redoutables propriétés.· Dans la lutte contre ces invisibles ennemis, les animaux les plus puissants sont absolument '
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