LA REVUE SOCIALISTE n'est Jes plantes pauvrement constituées, telles que : champignons, mousses, hepatiques, etc. Que dire des plantes grimpantes? La plupart s'enroulent autour de Yégétaux arborescents dont elles entravent la croissance et souvent hùtent le decès. lei encore, on le voit, c'est le faible qui nuit au fort. Les rcprescntants les plus parfaits du règne \·égétal peuvent être arrêtes dans leur dé,•cloppcrnent par des plantes parasites : champignons, muccdinécs, etc. Tout vegetal qui s'adapte à la vie parasitaire s'affaiblit. Parfois aussi, il se dépouille de quelques-uns de ses plus importants organes. C'est le cas de la cuscute, de l'orobanche, de la lathrcc, etc. Ces plantes perdent leurs racines et leurs feuilles dés qu'elles vivent :tu dépens d'autrui. * * * Les plantes ont beaucoup :'t craindre des animaux. Les herbivores en détruisent un grand nombre. S'att:tquent-ils de préférc,nce au végét:tl le plus malingre ? Aucunement. De deux pieds d'herbe le plus vigoureux sera sùrcmcnt dévoré par le bœuf, le mouton ou la chèvre. L'autre, grâce à son infériorité, échappera à la destruction. Le premier mourra sans postérité. Le second se perpétuera. De deux poires d'un même arbre, le loir mangera la plus belle. La chenille se fixera sur la plante robuste. Elle laissera à la plante chétive la faculté de se reproduire. C'est donc à son peu de vigueur et de beauté qu'elle devra le privilège de surviwc et de laisser une descendance. Non seulement les végét:tux les plus parfaits ne sont pas ceux qui ont chance d'echapper à l'influence meurtrière du clirn:tt et à b dent des mammifères, mais la plante qui :l résisté aux attaques des animaux supérieurs devient souvent la proie de l'insecte ou du ver. « Si le rosier et le prunellier peuvent se défendre à l'aide de leurs aiguillons et de leurs épines contre le bœuf ou le mouton, dit de Lanessan, ces défenses sont impuiss:tntes à les protcger contre b chenille qui ronge leurs jeunes pousses, le puceron minuscule qui suce leurs feuilles, ou le ver blanc qui dévore leurs racines. Les poisons eux-mêmes sont incapables de protéger les végérnux contre tous leurs ennemis. La fausse oronge, dont le poison tue rapidement l'homme et les grands animaux, est pour les limaces un aliment très inoffensif et sans doute trcs dclicat, car il est fort recherché par ces animaux. » Les pucerons, les charançons, les alucites, les doryphores, les phylloxeras, les
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