TESTAMENT DU DIX-NEUVIÈME SIÈCLE 49 niment, ou, si.l'on préfère, indéfiniment vaste, plus nous élargirons notre ang-le de vision intellectuelle et plus nous serons au diapason des choses extérieures a emmagasiner dans notre boîte crânienne au moyen de signes, d'idées, d'abstraction et d'abstractions d'abstractions; a la hauteur, presque vertigineuse, de tout l'objectif a subjectiver. C'est cette considération qui nous porte à faire en ces pages, pour les diverses branches de l'histoire naturelle et pour les divisions scientifiques, telles que physiologie, anatomie, etc., que cette histoire naturelle commande, ce que les grands naturalistes, dont nous nous réclamons au point de vue philosophique, ont fait a l'égard des genres, des espèces et même des règnes. Nous réunirons donc ici les travaux connus des maîtres de la minéralogie, de la botanique, de la zoologie, de la géologie, de l'anatomie, de la physiologie, de l'histologie, de l'anthropologie, etc., etc. (1). La minéralogie devait conduire et a conduit, en effet, à la géologie, cette seconde science étant pour ainsi dire la manifestation historique et géographique de la première, l'enregistrement systématique, dans le temps et l'espace, de la genèse évolutive et des répartitions à décrire de l'inanimé ayant été comme le sous-sol de l'animé venu jusqu'à nous des confins du préhistorique, vivant sur lui et de lui, de ce qui fut sa vie et qu'il a, en quelque sorte, aplani mécaniquement, distillé chimiquement, sublimé physiologiquement à notre usage. La minéralogie était philosophiquement sur le chemin de la géologie, de même que celle-ci se trouva tout nàturellement sur celui de la paléontologie, se l'annexa même, en qualité de science fille; de même que la paléontologie, qui a pour aboutissement les origines de l'homme, sert de point de départ indispensable, de racine puisant sa nourriture souterrainement, à l'anthropologie. Ce développement logique est celui que présente, en ce qui regarde ces connaissances, la science du dix-neuvième siècle. Elle doit à cet ordre philosophique, à cette méthode adéquate à la marche même des faits et y conformant ses progrès, ses succcès et la solidité de ses conquêtes, en même temps que les forces qu'elle puise en permanence dans le déjà acquis en faveur des acquisitions à venir. Partie de la matière et du mouvement - ou, si l'on préfère, de la (r) La division du travail n'exclut pas la poursuite du but en commun. C'est cette arrivée au but final qu'ont préparée ou préparent encore, il l'heure qu'il est, sur les points les plus difiërents du globe, sous les latitudes les plus diverses, les : De Jussieu, Thouin, Blumenbach, Lacépède, Dubois, Girtanner, de Humbold, Bichat, Dutrochet, Duvernoy, de Blainville, de Candolle, Magendie, Férussac, Richardson, Beudant, Flourens, Milne-Edwards, Ruppel, Ehrenberg, Muller, Bois-Duval, d'Orbigny, Schleiden, Agassiz, Schwann, Broca, Claude Bernard, Huxley, de Jean, Virchow, Duponchel, Say, Gapper, Wagler, Hémerich, Lyell, de Mortillet, Lubbock, Robin, du Bois-Raymo_nd, Hartmann. 4
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