La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVII- vol 01

502 .. LA REVUE SOCIALISTE rains, tendant tous fort heureusement à l'unité; et à l'accroissement de leur influence révolutionnaire par l'abandon des moyens violents et par l'usage de plus en plus goûté des moyens légaux, enfin considérés comme les plus efficaces et les plus utiles pour le succès. En appendice, une chronologie du mouvement social en ce siècle. Cette table est la première tentative faite pour réunir dans un synchronisme les dates principales du mouvement socialiste et des manifestations internationales de l'activité ouvrière. - Sont également signalés les événements importants qui marquent l'évolution du capitalisme et de la législation sociale, en tant que leur rapport au mouvement Ôuvrier est celui de cause à effet. A. V. Le socialisme en Belgique, par J. DESTRÉE et E. VANDERVELDE, députés à la Chambre des représentants de Belgique et professeurs à l'Université nouvelle de Bruxelles, avec un Appendice sur la Bibliographie du Socialisme belge, par Deutscher. Paris, Giard et Brière, éditeurs. Prix : 3 fr. 50. - Ce livre est un recueil d'une série d'études, formant un ensemble sur l'organisation et les tendances du socialisme belge, organisation et tendances fort connues et appréciées des lecteurs de la Revue Social-iste. La première partie est consacrée aux Faits : institutions économiques et politiques, - préoccupation esthétiques, intellectuelles et morales, - mouvement mutualiste, syndical et coopératif. Dans la seconde partie, - les Idées, il est traité de la question féministe, du problème agraire, de la petite propriété rurale, du collectivisme et de toutes les réformes préliminaires possibles. Les chapitres : Histoire politique, Préoccupations esthétiques, Féminisme sont plus particulièrement l'œuvre de Jules Destrée; et ceux: Institutions économiques, collectivisme, question agraire, celle de Emile Vandervelde. A. V. Un demi-siècle d'enseignement moderne : le Collège Chaptal à Paris, par GASTONCAooux, avec une lettre-préface de M. Léon Bourgeois. (Brochure éditée par la Société francaise d'édition d'art, Henry May, II, rue Saint-Benoît). - Tout le monde a lu, dans la Revue des Revues du r 5 janvier r898, l'article de M. Henry Bérenger, sur Le Prolétariat intellectuel. M. Cadoux déplore à son tour l'accroissement du nombre des dévoyés et des déclassés. Hélas ! cet accroissement est inévitable, et c'est se leurrer que d'espérer que par le développement de l'enseignement moderne le prolétariat intellectuel va diminuer d'une façon sensible. Qu'un jeune homme ait reçu l'instruction classique ancienne ou nouvelle, il n'en sera pas moins un déclassé s'il ne trouve pas emploi de ses facultés. Et c'est ce qui arrivera de plus en plus en régime capitaliste, où le chômage, c'est-à-dire le déclassement, envahit progressivement toutes les professions. Ces réserves faites, nous ne pouvons blâmer la protestation de M. Cadoux contre la sorte de réaction qui se fait en ce ~oment, à l'encontre du

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