La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVII- vol 01

REVUE DE LA PRESSE ÉTRANGÈRE tibles. Le débat entre les deux théories (sont-ce des théories]) n'est pas pres d'être clos. Les articles du Neue DeutscheRundschau, le dernier surtout, apportent du moins, à défaut de conclusions impossibles, des pieces intéressantes au proces. Le Social-istischMe onats-Hefte est accompagné d'un supplément : Der SocialistischeStudent. Il s'adresse donc particuliérement à la jeunesse studieuse et pensante. Les derniers numéros contiennent une enquête sur le socialisme dans les divers pays. En les réunissant en un volume, on aurait ·une sorte de « compendium » historique du plus haut prix. Quelques-unes de ces monographies ont paru en même temps, en leur langue originale, dans d'autres recueils : le socialisme en Angleterre, de Tom Mann - le socialisme en France, de Lé6n de Seilhac - le socialisme en Italie, de Giovanni Lerda. D'autres sont moins connues chez nous : le socialisme en Hongrie, de Ernest Garami - le socialisme à Queensland, de D. Lesey - le socialisme en Pologne, de Rosa Luxemburg - le socialisme en Espagne, de Miguel de Unamuno. Je me propose d'y revenir. Mais le Socialistische Monats-Hejle n'est pas seulement doctrinal et socialiste, c'est un recueil trés varié où la poésie, le roman, la littérature, l'art tiennent leur place. S'adressant spécialement à la jeunesse, comment se désintéresserait-il des choses aimables ou plaisantes qui embellissent un peu la vie? C'est ainsi qu'il nous apporte une galerie de médaillons littéraires, avec photographies : Arne Garborg, Émile Zola, par Wilhelm Bolsche - Darwin, par Brano Borchard - Carl Grillenberger, par K.-H. Doscher - Alexander Peloji, par Ernest Garami - Robert Owen, par Peter Helwig - Auguste Blanqui, par B. Kritschewski - Andrei Scheliabow, par Sergey Nievosorow - Arnold Bocklin, par Hugo-Ernst Schmidt - Max Libermann, par Léopold Schonhoff - Benoît Malon, par Hermann Thurow, de la RevueSocialiste, Sophia Perowskaia, par Wladimir Ukrainzew. Des articles nécrologiques détaillés sont consacrés aux morts illustres : Dubois Reymond, Ernest Engel, Henry George. La « littérature socialiste française » et la « jeune littérature française » sont l'objet de critiques pénétrantes et sympathiques. Enfin le supplément, destiné spécialement aux étudiants, reproduit quelques-unes des plus belles poésies socialistes de H. Heine, et des appels vibrants à la jeunesse allemande où, comme on le disait au début, il serait difficile de trouver une trace de haine nationale - simplement un certain orgueil national, ce qui est bien différent. Toute nation n'a-t-elle pas le droit de s'enorgueillir de ses illustres enfants, surtout quand les enfants ont fait servir les particularités générales du tempérament national à des œuvres essentiellement internationales et vraiment humaines ? C'est le cas d'Heine; c'est celui de Frédéric Engels, à propos duquel est éc.rit ' 1

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==