La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVII- vol 01

452 LA RE'{UE SOCIALISTE Autriche, 6 de la Styrie, 2 de la Carinthie, 2 du Tyrol, 16 de la Bohême, 10 de la Moravie, 1 de la Silésie, 1 de la Galicie. Le docteur Adler y joua un ràlc preponderant. L'article premier de la déclaration de principe, adopté par 66 YOixcontre 3, était ainsi conçu : « Le parti ouvrier démocratique socialiste est un parti international. Il condamne tous les priviléges de nationalité, de naissance, d'origine et de fortune. La lutte contre l'exploitation de l'ouvrier doit être internationale, l'exploitation elle-même étant internationale. » Le congrès vota ensuite, après de longues discussions, les réformes qu'il considérait comme urgentes : 1° la liberté de coalition; 2° la journée de travail n'.:duitc à huit heures avec l'interdiction du travail de nuit, excepté dans les industries et les fabriques qui ne sauraient subir d'interruption; 3° le repos légal du dimanche; 4° l'interdiction du travail aux enfants au-dessous de quatorze ans; 5° l'interdiction du travail des femmes dans les industries nuisibles à leur organisme ; 6° l'établissement pour ceux qui auraient violé ces regles de penalitès pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement; 7° l'extension de ces prescriptions à toutes les industries, transports, manufactures à domicile, petite et grande industrie; 8° participation des associations ouvrieres au contrôle et ;'t l'application de ces lois protectrices au moyen d'inspecteurs elus par les intéressés. Ce programme naturellement ne plut pas aux anarchistes dont les trois délégués sortirent de la salle du congres. Un des leurs, l'ouvrier Rissmann, le combattit vigoureusement à la réunion ouvrière de Gratz, qui suivit de quelques semaines l'assemblée d'Hainfeld. Aucune voix dissidente ne s'éleva parmi les socialistes qui furent unanimes à prendre ces résolutions. Urie brochure compte rendu fut distribuée dans tous les centres ouvriers de l'empire. Après un exposé des travaux du congrès on y faisait un chaleureux appel : « à tous ceux gui souffrent, qui ont soif de justice et de liberté. » La réunion d'Hainfeld, en votant cc programme, avait atteint une partie de son objectif. En juillet 1889, Adler le constatait dans son rapport général gui disait en substance: « Depuis 1886, le mouvement a repris et les dissidences anciennes ont été écartées. » Il passait ensuite en revue la liste des journaux, la Voix desOuvriers (dieArbeilcrsti1111e), l'Ami du Peuple (der Volllsfreuud), !'Egalité (die Gleichet). Il mentionnait, sans en donner le titre, certaines feuilles spéciales à di vers métiers. Il insistait sur les progrès du socialisme en Bohême ou s'éditaient trois journaux en langue tchèque. Il notait la conférence tenue à Brünn par les travailleurs socialistes de ce pays, qui avaient discuté : 1° la misérable situation des prolétaires, ses causes et les moyens de l'améliorer; 2° des meilleurs moyens de propagande pour répandre nos idées, but et utilité des sociétés et de la presse ouvrière ;

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