LA REVUE SOCIALISTE assoiffés de sang. Plus nombreux sont-ils encore, je pense, en France, en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en Suisse. Je ne suis pas de ceux qui prévoient et qui désirent une révolutio,'npar la force dans ce pays. ,Mais si jamais circonstance fût propre a la favoriser, je n'en connais vraisemblablement pas de meilleure qu'une déclaration de guerre, a propos d'une chicane territoriale. Nous savons aujourd'hui mieux que jamais que nos vrais ennemis sont chez nous et nous avons besoin de toutes nos ressources pour les combattre. Parlant au nom d'une vaste et toujours grandissante section des travailleurs de la Grande-Bretagne, je puis dire en vérité que nous n'avons aucune disposition a nous engager dans une lutte sanglante et inique avec nos fn~res du continent. Au contraire, et de grand cœur, nous leur tendons la main de la camaraderie et de la sincère fraternité. Très loyalement nous sommes prêts a prendre place a vos côtés dans toutes vos luttes pour l'émancipation économique. Français, Allemands, Espagnols, Russes, bref, a tous nos concitoyens du monde, nous disons : Salut! camarades; notre cause est la vôtre, vos intérêts sont les nôtres; désormais nos organisations ouvrières et socialistes seront au service du peuple. Nous marchons devant nous, sûrs de la victoire, parce que forts de la justice de notre cause qui poursuit le renversement d'un système vicieux et l'établissement d'une vraie coopération sociale, fondée sur la justice pour tous. TOM MANN.
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