La Revue socialiste - 1898 - Tome XXVII- vol 01

REVUE DE LA PRESSE ÉTRANGÈRE humaine, est tout à fait inacceptable». Dans un grand chapitre sur« le développement de l'individualisme moderne et le socialisme », l'auteur s'efforce de tenir la balance et conclut que les accusations de dureté et d'injustice portées contre l'organisation présente et le capitalisme sont de_sréquisitoires et non des jugements impartiaux. Mais comment être impartial dans une question où se joue notre existence ? D. Manuel Gil Maestre, rédacteur de la Revis/aCo11lemporanea, de Barcelone, réunit en un volume des articles sur les problèmes du travail et le socialisme. C'est un manuel complet, à tendance socialiste non déguisée. Le prolétariat, la condition actuelle des classes ouvricres, la concurrence, les machines et le travail, l'industrialisme et le capitalisme, les sociétés de résistance, les coalitions et les ligues, telles sont les principales têtes de chapitres. L'ouvrage, dogmatique au fond, est plein d'indications historiques du plus haut prix : le mouvement socialiste international depuis le commence1~ent de ce siècle y est ètudié dans ses rapports avec l'histoire intérieure politique et littéraire de l'Espagne. Des économistes espagnols, trop peu connus chez nous, sont mis en lumière : Gil Sanz, Madrago, Escartin, Alvaro Florey Estrada, Azearate. On connaît d'avantage l'éloquent libertaire et fédéraliste Py y Margat et l'opportuniste Canovas del Castillo. Cette série d'articles se termine par une vibragte profession de foi socialiste, par une sorte <l'hymne d'espoir en l'aYenir. PIERRE Boz.

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