SCIENG:E. ~ UTOPLEJ façon·s de se -Ùprodùire. Pendant tout l'été, les femelles portent des œufs « d'été », lesquèls •se· développent sans féèoridation ,;_ c'est fa. parténogénése- et donnent toute une série de descendants; à peine l'automne est-il venu que les mâles apparaissent et les femelles dès lors pondent des œufs <;d'hiver » qui, ceu;,;-ci, s~n\' fé~o~dés et se distinguent par quelques caractères particuliers. De Kévervé a remarqué que, s~il·donnait pendant l'été ·un~ nourriture abo11dànte, les œufs d'été ne produjsaient •exclusive1bent que: des JenieUes; celles-ci pond'a:ient à leur ·tour et leur_, œufs se développaient ·sai.s être fécondes.· En· diminuant la quantité de nourriture, il obtenait des œufs d'été une proportion considé.ùble de mâles et inême, dans 'certa·ins cas, rien que des mâles. Ajoutons ·que la jeui1e génération, 'pr.oduït d'e la ·ponte,· s'agglo~· mère sur les lames de la carapace enfern1és, dans une capsule spécialè le long du dos et se nourrit des sucs qu'elle tire de la mère; ainsi la nourriture de la mére a uni influence directe sur celle· du produit. AYec l'automne s'ouvre la période çle ·privations· et de souffrances propice à la production des mâles. Les animaux supçrieurs n'échappent-pas à cette.loi. Bien nourries, Ies brebis, d'après les expérience·s de Girou, donnent des agneaux fenielles. Quelles raisons l'homme aurait-il de s'y soustraire ? N'a-t-on pas constaté q·ue plus un pays est ·pauvre plus on y voit de naissances masculines? On sait que presque partout les naissances masculines l'empo·rtent sur les féminines; par exception, la population anglosaxonne, rép.utée la plus forte, a un ·sun.:roît marqué de naissances féminines. On objecte la naissance des jumeaux de sexe .différent. Comment expliquer cette différence- de sexe, puisque l'alimentation a été la même, puisque les ovules ont été soumis aux mêmes conditions? L'expérience prouve, fait remarquer le savant professeur M. Giard, que lorsque deux jumeaux sont· du même sexe, alors seulement ils sont véritablement jumeaux, c'est-à-dirn se ressemblent complètement. Au contraire, s'ils ne sont pas ·du même sexe, il n'y a plus de ressemblance: un· grand garçon brun et fort sera venu ·au monde avèc une fillette blonde et chétive. Dans le premier cas, où le' sexe est le même, on peut admettre que ce sont bien deux vrais jumeaux provenant d'œufs de m~me date. Dans le second cas il y aurait' eu au contraire, chez la mère, deux œufs produits à des dates, différ~ntes et dont .l'un atten.dafr une génération.'qui ·n'e.st venue que plus tard; Selon la part de nutrition prise par chacun des deux œufs, d'après leur situation, leur développement, le sexe de chacun a été déterminé. Ainsi on peut considérer, comme très adrnissible que les -deù·x·œufs furent conçus .à des dates différentes et que desf ·seuleine1Hdans. le :cas d'L,ne co11teP:,. tion unique 'J.Ue'les deux,junwa_UJt'Sôilt ~(1.1m•é1i'ie-sexé-. : :. ; • •
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