r86 LA REVUE SOCIALISTE la retine fille en a .fieux. cei1t soixante-dix-sept. A· partir dcl ,cetteépoque, où les·conditioris respectives des deux sexes différ~at comm~ nous.l'~nions·fai! rènrnxquer,-les chances dè·survi.e pour la femme aûg-.. mentent de plus en ·plus et. devi.ennerit a quatre .-.vingt-cinq ,ans tout ·a fait surprenantes. D'apres le dernier recensement indien cité par le docteur A. Heglcr, il y avait sur trois cent quatre-vingts centenaires deux cent quarante-sept femmes., .bien que le nombr~ de.femme.s dans èes contre'es fût infcrieur i celùi des h'ommes·. En' France, ~n com.pte sur dix centenaires sept feni'més et frois· hotrnnes. • CE QUE .DIT L'EMBRYOLOGIE : • S'il' ên est ainsi, èontrai\ement à ce qqe pe!)sé M:Vi1:éhcr".",'no~s devon~ être amenés a une conception non moin'S opposée_ relativement aux ·èffets de l'alimentation sur la: détermination des scxes:_L'ernbryofog(e est d'accord ~vec les statistiques de longévité _etdémontre qu'e la femme ·devant_posséder plus d'éléments de vie que l'homme exige aussi d'en recevoir davantage. Les premières constatations de ce fait remontent à plus de quarante ans. Dés r85 6, Siebold a prouvé avec des œufs de guêpe qu'une nourriture abondante faisait prédontin•er les femelles. Tteat est arrivé a des résultats_ analogues ~vec les chenill~s; Borne er Yotrng avec les têtards de grenouille, Maupas avec les rotifères: Soumises au régime de la faim, les chenilles des phalènes et d_espàpillons_ deviennent nlâles. Avec les t~ta.rds de grenouitÎe on _peut, à l'à'i'de d'une ali'nientation substantielle, de la viande pat· exemple·, obtenir 95 °/ode femelles, alors que la proportion normale rte depàsse pas· 6r 0 / Q• La température agit d'une· façon analogue : le froid. comme l'insuffisance de 11ourritu-re pousse a la production d·es inâies. • N'est-ce pas a cette d9uble influence~ abaisse1pent de teÏnpérature joint aux privations -· que les pucerons de nos rosiers et ·arbres fruitiers doivent la progéniture masculine qu'ils' ont en automne, ~andis _qu'ils donnént en été une, progéniture féminine? .• • • • Les expériences de M-. de Kévenre (r)'sor les Daphnies ·(daphnta psittacea) sont particuliéreinen·t :curieuses au· point <l'e yue 4t.tl nous ocçupe. Vous co111-iaissez· çés petits c1:qstacés qui habité1~·t lès eaux douces·,. surtout les marais. bou.rbeux qu'ils .couvrent cqmirte d'une nappe épa.isse, rouge parfois, ce qui fait croire aux paysans qqe l'eau s'est chângée en sang. Ces poox ·aquatiques, cogl.'me les àppelaiént l'es :inciens, ou puées ·d'eau. comme on les app.elte aujourd'lï.'ui, 'ont defoc (r) Mémoires de la Société.zool6gique de•Francè. Vol: V1LJ.•,p. 200.• • .. , , 1
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