160 LA REVUE SOCIALISTE Cela est si vrai que le mouvement est commencé. Il existe dans la Loire-Inférieure des colonies agricoles vivant sous un régime particulier et en vertu de contrats très anciens. Ces travailleurs se font toujours représenter dans les congrès; à l'heure actuelle ils sont adhérents à la Confédération générale. Combien de temps faudra-t-il pour que le mouvement s'universalise? C'est ce que personne ne saurait prédire. Peut-être se dessinerat-il degré par degré, en une lente évolution; peut-être éclatera+il tout d'un coup, la France étant la terre classique des surprises sociales. Quoi qu'il en soit, la Confédération géncralc a planté son drapcan au cœur du pays. Que ceux des travailleurs qui dans les villes ont atteint un développement intellectuel plus considérable, qui ont un sentiment plus vif des nécessités de la lutte cconomique, donnent l'exemple de l'union la plus étroite et ainsi, tout en sauvegardant leurs intérêts immédiats, ils prépareront l'avenir, cet avenir ou les travailleurs, enfin émancipés, tiendront leur rang d'hommes libres. MAURICE (LAVERIE.
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