LA REYUE SOCIALISTE bras humains font t110L1\'0ir.Quant à ceux qui font mouvoir ces forces o-bntcs ob1·et de l'admiration universelle, ccux.-là, non seulement ils l:> ' ne retireront ni gloire ni profit dt !'Exposition, mais encore c'est eux qui denont faire face it ses charges considérables. Car c'est ;\. eux qu'on s'adressera pour récupérer, soit par l'octroi, soit par les mille canaux du fisc, les dépenses de millions prodiguées. Qu'on leur donne donc une compensation et que, si le monde doit être frappé de la mas~c et de la quantité de forces dirigées par la classe industrielle française, qu'il ne soit pas moins frappé des progrés rblisés dans ks conditions générales du traYail. Que ceux qui créeront cette œu\Te considér:1ble jouissent de clauses de louage moins rigoureuses. Et les socialistes conclurent .::ndemandant: l'abaissement <lela dun'.:e normale de la journée sur les chantiers de l'l:.xposition, la fixation d'un salaire minimum et l'interdiction d'employer sur les chantiers plus <l'un dixiéme d'ouvriers étrangers. En outre, \'aillant demanda l'application du décret rendu par l\I. Floquet en r888, relatif à la participation des coopératives de production dans les adjudications et marchés de tr:waux. La Chambre repoussa, à des majorités diYerses, car il y eut des scrutins sur tous ces points, ces propositions si bénignes, mais le gouvernement s'engagea d'une façon formelle à rétablir l'application du décret Floquet. Il a tenu parole; à contre cœur, sans doute, mais enfin il a accompli sa promesse. S'il aYait renoncé à l'exécution de ses envgcments positifs, le conseil municipal de Paris les lui aurait certainement rappelés et peut-être la \'ille aurait-clic mis comme condition :\. sa part de sub,,cntion l'approbation des articles du cahier <les charges mentionnés plus haut et dont la teneur est pour M. Hubcrt-\'alleroux une cause de larmoy.antcs protestations. Voilà donc quelle conception les économistes de notre temps, n'ayant rien appris ni rien oublié depuis Yingt ans, fermant toujours et obstinément les yeux à toute rblité concrétc pour ignorer cc qui se passe autour d'eux, Yoilà, dis-je, quelle conception ils se font encore de cc qu'ils appellent la neutralité de l'État en matiérc économique! l\1ais ceci, c'est la neutralité gouYcrncmcntale entre associations patronales et associations ou Hières, établies par M. Hubcrt-Yallcroux sur le même pied, que dis-je, ne se distinguant les unes des autres, au dire de l'honorable rédacteur de l'Sco110111ifsmle11çais, que par ce trait: d'un coté, l'adjudicataire p;nron met dans sa soumission, en complément des rabais qu'il offre, « sa fortune, ia situation, son honneur(!)» répondant des engagements qu'il a pris; de l'autre, les associations ouvricrcs sont pour la plupart de vulgaires sociétés anonymes fondées sur les bases Je la loi de r86ï. Les admettre sur le mC:mc pied d'égalité L1ueles grands patrons est déjà une faveur. Un peu plus, l\l. Vallcroux demanderait leur exclusion, même à conditions égales. Mais
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