La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

RE\"UE DES Rt:\'UES 77 <les acomptes sur ks traYaux executés leur sér0nt payés tous les quinze jours. Tels sont les priYilèges, incroyables, au dire de notre auteur,dont bénéficieront les coopératiYes de production. En Yertu des thfories orthodoxes de l\li\L Hubért- \'al leroux et Leroy-Beau lieu, qui .:ondamnént toute initiatin'. industrielle ou commerciale <lel'État, permettré ;\ des ouvriers associés de concourir sans cautionnement jusqu'.'t concurrence de 50,000 francs, dans les 100 ou 150 millions de traYaux qui seront effectués pour !'Exposition uniYersclle de 1900, constitue une violation flagrante de tout principe d'égalité. Et trois longut.:scolonnes llurant, i\l. Hubert-\'alleroux gémit contre cette habitude prisé p,1r les politiciens de flatter ks cl:tsscs OU\'riércs, <le créer pour clics des priYilègesexhorbitants, d'autant plus cond.1mnables, llUéks clausés insi'.-rées dans le cahier des chargi.:s ne sont qu'une réedition presque textuelle des dispositions élaborées en 18.18sur le mème sujet. On comprrnd, dit le rédacteur de l'fco11omisfr, qu'en 18 ~8 le gouYcrncmcnt se \Oit laissé arracher les fa,·curs sollicitl'.:es par les coopératiYcs. Les temps étaient durs et des conn:ssions <lecette nature étaii.:nt susceptibles dé conjurer les périls dont se croyait mcnacl'.:e la bourgeoisie franç;1isc. i\1ais copier scn·ikment en 1896 les dl'.:crctsde 18--18,ri.:prendrc les decisions dictées par Li peur, ressusciter des coutumes tomhi'.·esen une desul'.:tudeaussi profonde que le famt.:uxdécn.:t-loi sur le m.1rchandagc et les heures de traYail, est une œuvre mauvaise qui nç peut s'expliquer que par le Yil désir <lecomplaire aux sollicitations intéressées des meneurs de la classe ouvrière. i\l. Hubert-\'alleroux approuve Jonc le syndicat des patrons du b;himcnt qui Yient d'adresser au prefct de la Seine une pétition tendant à obtenir le retrait des mesures énumérées plus haut. ;-,lotre confrère aurait sans doute insisté plus YiYemcnt sur le caractére antisocial de cc cahier des chargcs, s'il aYait su, ce qui doit avoir échappl'.: ù son attention, que les SQCialistcsont contribué en partie ,i n;ssusciter le décret de 1848, rcnouycJ(: en 1888, du temps où i\l. FIOlJUet occupait le poste de préfet de la Seine. Quand, en effet, est Ycnu devant la Chambre le Y0te des crl'.:ditsrelatifs à !'Exposition de 1900, deux ou trois des notres prirent la parole et déYcloppèrent les considérations suiYantes, que je ne fais qu'indiquer : Une Exposition uninrscllc a pour but de mettre en lumière les progrès accomplis par le commerce et l'industrie d'un pays. C'est une sorte de fête du traYail, à laquelle ne sont malheureusement conYiés qu'unc faible partie de ceux qui se consacrènt à l'œuvrc grandiose de la production; les entrepreneurs, les détenteurs des instruments de traYail sont seuls appeles à soumettre à l'émerveillement du monde la ouissance ou l'ingéniosité du formidable outillage que des millions de

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==