La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

LA RE\'UE SOCIALISTE qu'il aflirnuit rn11tn.:les conceptions religieuses et déistes. Sous l'Empire et jusqu'.i la fi11,il y eut un renouYeau et un dé\"l:loppement des idé<:s du dix-huitieme siecle, tout un mOU\'l'ment qui rest<: nurqm'.: d.rns l'imprime d'alors, d<:puis le line du philosoph<: <:tdu s.1Y.llltjusqu'.i l'article du journaliste. Il y <:ut d<:sr<:,·u<:s,d<:s feuille,; spécialement fondé<:, pour l'<:xam<:net la polérniqu<:, et Ll h.1rdics..,ede pensé<: qui parcourt le momk dqrnis l'antiquité grecqu<: et l.1tin<:se fît jour .i nouYcau, la tradition interrompue en app,1r<:nc<p: .1rut se renou<:r. On se dit YOlontiers, <:nce temps-Li, athée, matérialiste, positi,·iste, d le n.'·public.1in ,·.1gu<:m<:nrteligios."i.trcou 111.:ttcmrntcatholique d<: 18.18 d<:,·int une anonulic, une curiosité. Par Li, Bl.rnqui, <:ndi'.:saccord si n<:ta\·ec le déiste et chrétien B.irbes, - encore une Cllls<:profonde de sépar.1tion, - se trOU\",1--·nl1.1rmonic 1\"<:Cses nouYe.1ux jeunes amis.» Il fait u11journal, reçoit en prison une augmentation de peine. CL'tte fois, il s'i'.:Y.1dcs,e ri'.:îugicà Gcni'.:Ye,prend p,1rt .i tout cc qui se trouYe, tout rn demeurant introm·.1ble, de 1865 ,i r8ïO- « Di'.:nul'.d:e tout, il était le p.rnHe, apres a\·oir été le prisonnier. i> Homme de pcnsl'.:c, il n:,·e surtout l'action, s'emp.1rcr du pou,·oir d\1hnrd, tout le reste n'ét.rnt, s,1nscela, que spéculation folle. Il cspérc l.i jonrnée ri'.:\·olutionnaire: 011îut prés de la tenir, à l'enterrement de "\ïctor ~oir : rien. L1 guerre, les premiers désastn:s : Blanqui croit l'heure propice; l'émeute est fomentée; l'i nsuccés encore, condamnations ,i mort; \'ingt jours .1pres, le-~septembre amnistiait la lütc des révolutionnaires d'aoùt. Et, maintenant, « le grand calomnié se lén: des cendres <le l'histoire, il est ardent et imp,1tient, cl.lin·oyant, farouche et désespéré; la fbmm<: de l'<:sprit de patrie est en lui, le hrùlc et le consume. ).budit soit celui qui, .'t l'heure suprèmc où nous touchons, pourrait consen·<:r une préoccupation personnelle, une arriére-pcnsee, quelle qu'elle îùt. .. i> s'é.:ric-t-il. Campagne adrnir,1blc qu'il menc alors, par ces mois rougl's, ecri\·ant et parlant, denonçant heure p,n heure le~ Î.nltes commises, énonçant les projets les plus sensés, - pas écout1.'-,pas rntcndu. La foule ignor;1 celui qui la traduis;1it, obstinémun, .1dmirablcmcnt, avec ses dom<:s, ses colères, son héroïsme, son farouch<: b<:soin d'agir, sa \'Olonté de Yaincre ou mourir! Et c\st l'insurrection fatale, toujours, le parti rl'.:\·olutionnaire perdu de nouY<:,lll,!'agoni<:, l'ayenir tué : les cheîs-d'œmT<: se succèd<:nt sous la plume de Blanqui - inutiles. Des chefs-d'œu\Tc ! Que l'on reprcn11c l.i-d<:ssus ks pages de ].·]. ·weiss sur le Blanqui du Siège ... Et Blanqui, en fénicr 18ï1, est condamné ù mort pour participation au 31 octobre! Soixante-cinq ,ms, malade, Blanqui est arraché de son lit, conduit de Figeac oü il s'était retiré à L1 prison de Cahors, - on l'expédie .i trarl'.rs la Fr.rncc .1u fort du Taureau, où il est traite plus mal qu'il

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