748 LAREVUESOCIALISTE CHRONIQUE THÉATRALE COMÉDIEFRANÇAIS:E Frérlégo11dc, drame en c111qactes, en Ycrs, de M. Alfred DUBOUT. THÉATREDE L'Œu,·RE : Le Fils de /'Abbesse, drame en quatre actl'S. en prose, de l\I. Ambroise l-IERDEY; Le Frtrrlea1r1ie la Liberté, un acte, de M. Tristan BERNARD. VAUDEVILL:E Rosi11e, comédie en quatre actes, en prose, de M. Alfred CAPUS.• BouFFES-PARISIE~:S Le Clie11Isérieux, un acte, de M. Georges COURTELINE. M. Ambroise Herdey, auteur du Fils-de !'Abbesse, tient beaucoup à ce que nous soyons catholiques et à cc que nous pratiquions notre religion. Sans quoi, n'ayant pas de religion, nous n'aurons pas de morale, car, dans sa pensée, religion et morale sont indissolublement liées, et nous deviendrons d'abominables gredins. Telle est la thése de son drame, suite du dialogue philosophique d'Ernest Renan, L'Abbesse de Jo11rtrre. L'abbesse a eu, à la suite de circonstances inutiles à rappeler, un fils qu'elle a fait élever suivant les idées du dix-huitit'.:mc siècle ou plutôt suiYant celles de Rousseau, - cc qui n'est pas précisl'.:mcnt la même chose, - et sans lui inculquer les principes d'une religion dogmatique. Résultat: a vingt ans, le jeune homme qui ne connait ni morale ni devoir, - pauYre Voltaire, pau\Tc Rousseau, voilà comme on travestit Yos enseignements! - cc jeune homme ne veut pour rcglc que sa fantaisie, son caprice, et devient le pire des gredins. Il séduit une servante et la fait chasser a\'ec son enfant; il porte les armes contre sa patrie; il cherche a suborner sa propre sœur et, comme clic résiste, tente de la violer; il assassine ou essaie d'assassiner son bcau-pérc; enfin, à la guerre, il se sau\'c lâchement en trahissant ses compagnons d'armes. Tout cela faute d'avoir fréquenté la messe! Vous retrouvez là, ou peu s'en faut, l'idée du Do,1 Juan, de Molière, moins l'ironie supérieure du
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