MÉDECINE ET MÉDECII\S personnel dont l'incapacité leur coùterait de l'argent, et qu'ils n'ont pas qualité pour « couvrir », comme on dit en langage parlementaire. Si l'opinion leur était plus favorable, c'est d'eux qu'on devrait attendre des institutions tutélaires :'t la fois des intérêts des malades et de ceux de bien des médecins. Le patronat, tel qu'il fonctionne en Angleterre, peut donner une idée de:; facilités que les organis:itions privées donner:iient à leurs débuts ;'t nos jeunes confrc.'.:res. * * * En dehors des épreuves cliniques, les épreuves des cx:imens de b F:iculté s'adressent exclusivement ;t la mémoire, qu'on surcharge à pbisir, :iussi bien d'inutilités qui font masse en nie de l'élimination, que de notions utiles. Cela ne nous choquerait pas outre mesure, si cet entraînement mnémonique ne risquait d'être préjudiciable aux qualités de jugement. Combien des lauréats de nos concours, trc.'.:s forts, nous inquiéteraient, nous qui en· connaissons les dessous, si, mabdes, nous les voyions au prés de notre lit! A cote.'.d: es inutilités dont on nous a chargé la mémoire, et que les spécialistes dçs concours oublient comme nous une fois leur but atteint, il est des omissions monstrueuses dennt lesquelles notre esprit de routine nous laisse froids. C'est des gens du monde que j'ai entendus s'étonner qu'il n'y ait pas à la Faculte de cbaire de Vétéri11aire ! C'est au Jardin des Plantes, et seulement depuis peu d'années; qu'existe une chaire de médecine comparée. Combien de fois, dans notre carrière, n'avons-nous pas eu à déplorer le snobisme des solennels qui furent nos maitres et auraient cru leur dignité atteinte s'ils s'étaient abaissés à compromettre leur « science » dans le commerce des bêtes ! Il fallait être les Diafoirus « qui tenaient des dieux les préceptes qu'ils nous ont transmis » - comme on pouvait naguére le lire en caractères lapidaires dans notre grand amphithéâtre - pour avoir méconnu les services qu'ont rendus a la médecine hu1paine les études de physiologie et de pathologie comparées. Et cet enseignement eût plutôt soulagé qu'encombre nos études, en nous faisant voir de plus haut des choses dans le détail anecdotique desquelles nous n'avons que trop de tendance à nous perdr~. Les réformateurs actuels, ceux même qui veulent « élever le niveau des études », ne paraissent pas avoir songé à combler cette lacune, par où l'on pourrait sans doute améliorer la situation de· bien des praticiens. Si la Médecine était 1t11e, si la Médecine humaine n'était pas une spécialité, le village pourrait, comme la ville, offrir une situation acceptable aux médecins et aux Yc.'.:térinaires,dont les attributions se confondraient.
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