MÉDECINE ET ~IÉDECI~S reprochait un affichage de leurs cours parfois moins discret que celui des officiels, prétendant qu'ils ne faisaient des cours que pour arnir occasion de les annoncer. ~lais les rares professeurs libres que leur enseignement conduisit à la fortune le durent à la nlcur de cet enseignement, qui devançait de dix, de Yingt, de trente ans, celui de la Faculté, et leur attirait une clientélc d'éléYes déjà docteurs, la plupart étrangers, qui leur firent la plus profitable en même temps que la plus honorable des notoriétés. * * * Dure pour la publicité par l'affiche, l'opinion des purs - qui ne faisaient pas de cours - a été plus indulgente à celle par le journal, au moins par k journal de médecine. Il y a quarante ans, peu <le journaux <le médecine viYaient des ressources combinées de l'abonnement et de l'n1111011cr encore rare. Quelques professeurs de la Faculté et praticiens farnrisés étaient les commanditaires effectifs de la plupart de ces mauvaises affaires, :\ la condition que le journal donn:lt de temps en temps en prcmierc page une de leurs leçons. Des professeurs officiels, l'usage s'étendit-il aux professeurs libres? Je ne saurais dire dans l1uelle mesure; mais j'ai collaboré, pendant un an au moins,:\ un journal ayant un nai tirage et des abonnés, où, pour un abonnement de 2 50 francs, prix demandé, immédiatement n:<luit à 100, - au lieu de 6, -quelques professeurs libres avaient le droit de donner un article par mois, et <le constituer un comité de réd.1ction, qui ne fonctionna <l'ailleurs jamais. L'un de mes co-abonnés, chirurgien de grand talent, mais n'écrivant pas volontiers, avait trouvé un moyen ingénieux d'avoir de la publicité pour son argent : Président d'une société médicale de quelque importance, il donnait au journal des comptes rendus sommaires de ses séances sous cc titre en vedette: Sociétéde... Présidencedu Dr .V... Le truc était-il nouveau il y a trente ans? Il s'est vulgarisé depuis. * * * L'e11seig11eme11t libre représentait, lui aussi, un mode de publicité, en même temps qu'il facilitait la préparaüon de traYaux dogmatiques. C'est à un autre point de Yue qu'il faut l'envisager aujourd'hui que la Faculté a réussi à l'éteindre en lui offrant une maigre hospitalité et une plus maigre publicité, en prenant enfin possession d'une partie. du terrain qu'il arnit préparé. L'enseignement de la pathologie et de la thérapeutique se faisait dans des dispensaires généralement peu fréquentés par les étudin11/s, qu'on n'interrogeait pas aux examens sur les matières qui s'y traitaient,
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