La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

lA RE\'CE SOCIALlSTE tio11m:run type, que l'art rorn.1in dcj;i indiqué som les roi~ s'est prolongé jusqu',i Théodose,qu'il a fallu cinq cents :111psour permettre l'évolution du Gothique et de LiRenaiss:rncc ,,. Tout œla est \Tai. ~fais i une époque <l'inquiéttHk correspond un art inquiet, et cette inquiétude est une nobksse, quand Llle est c,rn-,ée par le sentiment de l'insufti,,111cc <les traditions héritées pour exprimer les aspirations nouvelles. Il nH.:semble qu'un bel idéalisme peut Iï.:ndn.:cornpteJ1.:qechniqucs v.iriées. Les sceptiques ks expliqueront par le désir de se distinguer, p,11la nécessité de forcer l'attention. li y a de tout Jans un acte hu111;1inl.\Liis une interpré1;11ionplus haute n'est pas interdite. Le poéte trouve que les mots .'t v;1leur trop définie sont monnaie incommode pour les échanges complets de pensée. L'artiste sc.:demande si les fo1mes et les couleur~ qui tombent sous les sen\ ne sont pas plutôt des b,trriéres isolant les .\mes que des interrncdiaires entre <:lies. Il rcnvers<.:races obstacles ou il les t0urncra : le pointilliste essaie de rendre les vibrations de l:i lurniér<.:,Li Yic <les frondaisons frcmissantes. Le ..:oloriste du plein air symbolise les communications intim<.:spar les ,1ctions <.:xtérieurcs, les co,n-ers;Hions nrn<.:ttes<les conscienc<.:s par les rcfkts des corps sur les corps. Le coloriste de l'ombre (Carriére - M~l. 13erton, Tournés, Lerol lc ... ) dés<.:spérantd' <.:pxrimer l'imnrntcricl p,11le matériel, subtiliser.1 1~ m;niére. Il ne noiera pas les objets dans le clair-obscur classique encore trop limpid<.:.Il les dégagera comrnc à regret d'une brume opaque. D.rns son dlort pour perceYoir le dessin latent, pour achewr les formes indiquces, l'observateur - objectivant le mouvement dont ses organes lui donnent 1.1 sensation - aura l'illusion des poitrines wulcvéc:. p;ir le souflk <.:tdes paupil'.:respalpitantes. D'autres, comme ~I. i\rn.rn Jean, peindront avec une largeur presque p,iradoxalc <.:dt iront peu pour laisser beaucoup rêver. Quelques-uns enfin (1\1.Lccmpoeb, ~111•· E. Sonrcl) s<.:mblerontse demander si leurs contemporains ne font pas fau:.sc rout<.:et cherche:· auprès des Holbein et des Dürer le secret de pénétrer cetk c,wcloppc matérielk, qui donn,1it ;'tMaupassant une impression affolante d'isolement d<.:sindividus, p.ir l'obsen·ation exacte des moindres rides qui prolongent ses trcss,iillcmcnts. M. Eug. l>.[üntz,en nous reportant .'t l'exemple Je l'.rntiquité et du moycn-.ig<.:,songe surtout ù l'architecture et à la sculpture. L'art d'aujourd'hui, n'est-cc pas la p<.:inturc? Les deux pr<.:mières <.:x<.:rcenutne influence conservatrice; clics r;tppcllcnt la composition h.umonieuse et solide, la purctè de h ligne. La peinture représente la tendance progressiste. Elle est la dernière née des trois. On l·uipermet les espérances sans borne, les caprices, les audaci<.:usesfantaisies. Et parfois, ;\ son éxemplc s'érn<.:uvcntles vieux arts de la pierre et du bronze :

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