• 688 LA RE\'UE SOCIALISTE * * <( On nous fusilk, Jis.1it Degas (plusieurs fois citè par Gcflroy) m.1is 011 fouille nos poches ». L'artiste constatait donc lui-mè111c un progrès dans le p.1ys.1gccontemporain, rnê111cen dehors de l'ècolc impn:ssionni'>tc. Doit-on, comme il sc111blele foire, l'.mribucr tout L:11ticr .'t l'influL:nCLd: irL:clc de cettl: école? - Je ne sais. Fouiller autrui n'enrichit guère, en art. Peut-être le but Ycrs IL:qucl les impressionnistes sL:sont él.rnc0s d'une i.:oursc si r.1pide que le public poussif 11'.1 pu ks suiHe est-il le mèmL: .rnqucl d'autres s'.1chcminL:11ptar des ,oiL:s plus knll:s. LL:s impressionnistes ont ,·oulu voir l.t nature avec Lies yeux tout neufs, sans toutL:fois rcnoncL:r .i b0n0ficicr de cc que s.n·.1it leur kmps. S'ils a,.1icnt r0ussi .'t conciliL:r ces Lkux chosL:s, ib auntiL:llt r0alis0 pkinc111cnt l'id0al que se propose l'artiste dans tous les temps, d.rns tous les pays, et qucls quc soient Sl:Sprocèd0s d' l:Xpn:<;sion. j' ,li pL:urqu'ils ne l'aient pas toujours fait, L:t, comme les intentions Ill: co111ptentp,1sL:nart, sauf pour l'hi'>toriL:n, que ccl.t ne soit aut.rnt quL l'in.1ccoutun1.111cLun: L:des r,1isons de leur pénible lutte. Quoi qu'il en soit, les g.1leries de Li rue L1fli.tteet Lk l.1rue Le PLletiL:rnous .1pprcndr.1iL:ntbiL:n mieux que ks salons oflicieb où tL:nd l'effort des p,1ysagistes d'aujourd'hui. Non qu'on u'accucille favorabkllll:nt le pap.1ge aux Ch.1111ps-Elysècscl au Cha111p-dc-:.\l.1rs.Il est, an:c le portr.1it le genre, rcpréscntè p,1r le plus grand no111bred'indi- ,idus, cl c'est .rn maitre p.1pagistc llarpignics qu'a l.'.·tèd0cL:rnèe, S::L:ttc :m11èc l.i, la méd.1ille d'honneur. ?\lais cc choix est H.timcnt biu1 1.1rdif.Je m'en rèjouis tout de même: mieux vaut un an.1chronis111c qu'une injustice. J Llrpignics rappelle - en pcign,\lll toutefois une nature en gèn0ral plus fruste - les beaux 110111ds'une ècolc qui a fait son tL:mps. :.\Llisautour de lui, co111bicnd'attard0s s.ms maitrisL:. surtout aux Charnps-Élysi'.:cs! Les impressionnistes nnt \"Oulu faire le p.1ysagc universel. CLl.1, en r0agissant contre deux h.1bitudcs : Li recherche presque constante du coin de nature pittoresque, du « p.1ysagc à faire » - et la distribution parcimonieuse de b lumière, lumière argcntèc du matin ou lumière dorée du soir. Pour le pre111ier point, ils ont des èrnules, même parmi les peintres mcntionn0s et médaillés. J\[i\I. Chud.1nt, Gosselin, Clermont; LelicpHe (dont les cadres !>Ont,hél.is, rni10s de crêpe) ... :.\1. Pointclin surtout nous représentent bien une 11atun.: simpliGèc par une poètiquc synthèse. - Quant :\ la lumière, je reconnais qu'Llk 11':1 pas encore cn,·ahi les toiles comme les peintres du soleil pouriaicnt le souhaiter. C'est que sa distribution est .i clic seule un 111oycnd'expression précieux, et je crois que les poètes, L:U\.
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