LA RE\'l:E SOCIALISTE G. (Lowton ?) que cite Proudhon dans ses Co11/radictio11ùso110111iq11es et dont nous n'.1\'ons aucun écrit personnel. « J'ai, dit cc docteur, le droit de ne jamais avoir de rapports a,·cc aucune femme; j'ai donc aussi le droit de prendre, dans ces rapports, si j'en ai, certaines préc.rntions de nature ù rendre la copulation irnproducti,·c; le rcsultat est en effet k mémc dans les deux ca~; d.rns l'un comme dans l'autre, j'cmp0che un germe de se déYcloppcr, un enfant dL n;1itrc. << Si j'ai le droit de prendre des précautions qui rendent le dé,·eloppement des germes impossible, pourquoi ne l'aurais-je plus alors qu'ovules et spermatozoïdes, bien que cheminant l'un ,·ers l'autre, ne se sont pa~ encore rencontrés? « l\L1is, en anéantis~ant ainsi av.1nt leur rencontre ces deux germes, qui sans cela se seraient fécondés, je commets un acte parfaitement identique ù celui qui aurait pour ctlct de les détruire après leur rencontre. Dans l'un comme dans l'.1utrc cas, j'empêche L1formation d'un 0tre nouvcau, semblable à moi. Le seul fait de la pénétration <lu spermatozoïde Jans l'o\'ulc ne peut donc rien changer a mon droit, d'autant plus que j'ignore l'instant précis oi'.1cette pénétration a lieu. « J'ai donc le droit de détruire le germe fécondé et dès lors, comme cc droit nt: saurait se prescrire, je le possède pendant toute Li Jurée de la gestation, rien ne pouvant raisonnablement me défcndn: ,1près trois mois cc qu'il m'était loisible de faire apres un mois. « Conseillant alors d'user de cc droit, le docteur G. propose un appareil de son invention pour aller chercher le fœtus dans la matrice et le détacher .'t son insertion, afin que, de\'cnu corps ctranger, il soit expulse au dehors. Il a appelë cc procédé : extraction ou ér,1dication des germes. ,< Enfin, un auteur anglais, qui a eu, lui, la pudeur de ne point se nommer et d'exposer ses idées sous le pseudonyme de l\larcus, est venu compléter le docteur G. Puisque mon droit ne saurait se prescrire, dit-il, puisque je puis anéantir le fœtus jusqu'à la dernière heure qui préccde l'accouchement, pourquoi n'aurais-je pas k droit de détruire le nouYcau-nc? Il affirme cc dernier droit, et il cherche des moyens pour tuer l'enfant sans douleur : il conseille pour cet usage l'emploi de l',1cidc carbonique ou de tout autre gaz asphyxiant. « Apres ces deux procédés, il resterait a compléter Marcus luimême. Pourquoi ne dirait-on pas : Si j'ai le droit de tuer mon enfant nouYcau-né, aucune loi ne peut m'enlcYcr justement celui de lui ôter l.1,ie, quel que soit son àgc, tant qu'il ne s'est point encore séparé enticremcnt de moi, tant qu'il ne se suffit pas à lui-même? Pourquoi n'ir.1it-on pas plus loin encore et ne proposerait-on pas, refusant tout droit de vivre ;'t quiconque ne produit rien, de mettre à mort toutes les
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