LE PROBLÈME DE L'AMOUR Doublcday partage J'ayis du chef de l'école phalanstérienne. Dans sa Véritable loi de la populalio11, il fait surtout appel, pour reduirc la natalité, :i une nourriture abondante -que l'a,·enir assurera :i tous. Proudhon, dans ses Co11/rndictionséco11omiq11es (1846), dit que le progrés intellectuel et moral contribuera :i faire décroitre la fécondité. L'introduction de l'art dans les relations des sexes, l'élévation et l'épuration de l'amour auront pour effet de rendre lc.:srapports sexuels plus rares et les naissances plus clairsemées. Cela est Yrai. Mignucci, dans ses Co1tsidérntio11écso110111iq11es sur la Corse (1855), signale l'accroissement et la généralisation du bien-être comme les moyens les plus efficaces pour abaisser la natalité. Les plaisirs des hommes augmenteront en nombre et en intensité. Le besoin génésique sera plus faible. Les relations sexuelles deYiendront moins nombreuses. li naitra moins d'enfants. * * * A ces systèmes, reposant pour la plupart sur la contrainte morale (111vmlreslmi11l) ou sur des « tricheries au jeu d'amour >>, il nolis faut -en ajouter quelques autre.s basés sur l'avortement, l'infanticide et l'infibulation. Le docteur Lowton, cité par Proudhon, proposait, en cas de con- -ception, l'extraction du fœn,s. Un économiste anglais, connu seulement sous le pseudonyme de Marcus, est bien plus pratique. Il pn'.:conise l'asphyxie des nouveaux-nés. L'économiste \,Veinhold, conseiller de régence en Saxe, a trouvé mieux encore. Dans un traité De l'excèsde la populalio1ldans l'Europe ce11lrale (1827), il propose de soumettre à l'infibulation tout homme non pourvu d'un revenu suffisant pour se nourrir, lui, une femme et des enfants. Les pratiques recommandées par Lowton et Marcus ont eté cxposees et refutées par Naquet en des termes qu'il est bon de rappeler : « Lorsqu'une idée fausse se répand dans le monde, dit cc dernier dans son livre : Religion-Propriété-Famille ( 1868), on trouve des auteurs qui de bonne foi en développent si complètement les côtés absurdes qu'ils lui donnent le coup de grâce. RclatiYcment au principe de population, cc role a été dévolu aux auteurs des systémes qui vont suivre. « Le premier de ces systèmes a été propose par un certain docteur
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