REVUE DES REVUES trés topiques et cc ne sont pas les dénégations pures de M. LeroyBeaulieu qui peuvent les infirmer: SUR I ,000 HABITANTS, COMBIEN DE )IA!SSA)ICES EN UN AN ? 1841-1850 1881-1890 Allemagne 38 38 Autriche. 38 38 Angleterre . 33 33 Italie . 3 7 ( I) 38 France 27 24 puis 21 .6 Ainsi que le remarque M. Bertillon, « la civilisation a pourtant fait des progrés depuis un dcmi-siccle dans chacun des quatre autres pays ». Ton seulement, ajouterons-nous, l' « idcal démocratique)> a conquis ces populations, mais dans la plupart et particulic'.:rement en Allemagne, en Autriche et en Angleterre, le traYail des enfants a été rigoureusement réglementé. Cependant la natalité n'y décroît pas. Sur le .second point, concernant l'efficacité des mesures d'hygic'.:ne, nous croyons que les médecins de la Ligue n'accordent pas au facteur de la mortalité toute l'influence qu'elle exerce sur la population. M. Bertillon, classant les pays par latitude, montre que ceux situés au sud du 4 5° latitude ont une mortalité plus forte que la nôtre : 32 pour r ,ooo en Espagne, 27 pour r ,ooo en Italie; au-dessus même du 4 5° latitude et jusqu'au 50°, en Hongrie, Autriche, Saxe, Prusse, etc., la plupart des nations ont une mortalité supérieure à la nôtre, l'Angleterre et l'Irlande exceptées ; enfin, c'est au nord du 55° latitude que la mortalité est la plus basse. La mortalite de la France étant « moindre que celle des pays de sa latitude et même que celle de quelques pays situés plus au nord », M. Bertillon en conclut qu' « il n'est pas vrai de dire que la mortalité soit forte en France )). Les chiffres de cette étude comparée nous semblent bien peu concluants. Pour que M. Bertillon eût le· droit d'en inférer que la mortalité de la France est satisfaisante, il faudrait que le climat fût le facteur essentiel du mouvement des déccs et que la comparaison portât sur des populations semblables. Or le climat n'est pas une cause unique et déterminante de la mortalité. L'état économique, le degré de prospérité et de richesse influent pour une part évidemment consi- • dérable sur le nombre de morts survenues dans un pays. Il est difficile de préciser quelle est cette part, mais la mortalité supérieure observée dans un même État sur la partie de la population pauvre par rapport à la populatiop. riche ou aisèe permet d'induire des causes spéciales de 39 •
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