54 L.\ RE\'UE SOCIALISTE \'oici quelques chiffres cueillis dans deux d'entre dlcs : Sur un million d'indi, idus, il existe encore: .\gc As~urés Rent.ers 3u ans ÏÏ 1•07 5 ïïl .68r 35 - H3- 0 36 ï..J-5.508 \0 - Ï II . 32.J. ïI7.338 15 ·- 6ï,1-058 685. ï8.1 50 - 628.727 648.822 55 - 5ï2,216 603 .634 60 - 501. P7 5 16. 6o.J. 65 - Il 1 213 -lï,.851 70 - 112.299 382 .9.19 75 - 201.358 2ï6. 32-1 80 - 107. 35.J. 166. 162 85 - 10. 1I8 ï,. + 17 90 - 8. 8 \I 20.791 95 - 859 2.706 100 - ,, -) 103 105 - O, I o. 5 On le Yoit, ;\ tous les ,\gcs, le~ rentiers paient à la mort un tribut moins élcYé l}Ue le reste de la population. Si toutes les constatations que nous aYons f.1itcsnous ont réYélé que la durée de la vie est plus considérabk chez les gens fortunés que chez les pauvres, c'est que lamortalité est en raison i1werse de l'aisance générale <lela population. L'influence de la richesse et de la misére rnr la durl'.:ede l'existence nous est aussi prouvée par cc fait que la mortalit6 augmente chaque fois que le prix des dcnr6cs alimentaires s'l'.:11'.:Yete d6croit lorsque leur nlcur marchande diminue. Plus la Yie est facile, plus l'œuHe de l,1.:\!ort se trouYe entrav6c. Il suffit, pour s'en co1n-,1incre, de comparer ks prix du pain, <les pommes de terre, de la Yiande, etc., a,·cc le chiffre des décès. Les 616ments de cc trnYail n'étant pas d'une mobilis.nion facilc, nos statisticiens ont Ctabli leurs comparaisons en ne tenant compte que du prix du pain (aliment principal et d'un usage uni,·crsel) et de celui de la pomme <leterre, parfois mème en n6gligeant le tubercule cher ù. Parmentier. Le rèsultat de leurs importantes recherches a ét6 le mème. La mortalite s'élève ou s\!baissc avec le prix moyen des substances ,dimentaires. « Cette concordance, ou plutôt cc parallélisme, entre les chiffres qui reprl'.:sentent la mortalite annuelle et ceux qui représentent la moyenne annuelle du prix du pain, n'est pas un f.1ituniqucme~t obscn·é à notre époque, dit le docteur De Paepe dans son étude: De
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