La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

55° LA REVUE SOCIALISTE (Montrant de 11ouvc.1uFor Gcminus endormi.) Regardez : le colosse Meurt en nain. D<'.:sarmez. Il faut que dans la fosse Parfois a\'ec la terre on jette aussi l'oubli. L'artisan de vos jollgs est presque enseveli. Soyez cléments, ayez du sang l'horreur sacrée, Et lorsque sonnera bientôt l'heure espérée Des revanches sans cœur, pour dix siècles d'afironts N'ayez que du dédain au marbre de vos fronts. Étant la force, ayant sous vos pieds la victime, Pardonnez; la vengeance est l't.:galc du crime. Laissez !'Être panth<'.:e,en son clair firmament, l11\'isible, achever l'œuHe d'écroulement. Allez, il saura mieux punir que vous, m~s maitres! Ne touchez pas ses rois, ses nobles et ses prêtres. Il n'est pas suffisant, soldats, d'être le droit : Soyez l'amour; soyez augustes pour le roi Et divins pour le prêtre. On raccourcit ~a gloire Lorsqu'en vainquant on n'a pour but qu'une victoire. Triomphez pour hausser, unir. tendre la main; Et Yous que l'on chassait de l'histoire, demain, A votre place, avec la clémence e:,ilée, Proscrits, vous rentrerez par la porte étoilee ! (P.1squatil tr.l\'ersc le groupe des ouvriers, prcnJ avec lui les enfants et sort.) 11ARC A~IANIEUX.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==