La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

L'APOTRE SOCIAL FOR GEMINUS A ton aise, Mais sois respectueux. (li continue ù boire.) PASQUA TIL Donc vous êtes sortis D'hommes qui furent grands et Yous ères petits. Déjà, depuis Henri le Bbrnais, Yos :\mes Diminuaient autant que la longueur des lames. Plus tard, les deux Louis, à vos fronts prosternés Donnércnt pour niveau leurs pieds enrubannés. Vos reins forts dont l'acier revêtaient les cambrures Suèrent sous la poudre et sous les chamarrures; Et quand Quatrc-v_ingt-trcizc, athlète aux rudes mains, De l'exil infamant YOUS ouvrit les chemins, Il vit, sur sa frontière un instant al:irmee, Des spectres de héros faire une ombre d'armec. Puis, vous voilà plus nuls enfin que YOS \'alets, Pareils aux chevaliers rangés dans ,•os palais, formes vides en fer qu'avec faste on nous nomme: Quand on regarde en vous, on Yoit qu'il manque l'homme! FOR GEMINUS Que débites-tu là, compère? Est-cc fini? Je bous et je ne sais, ma foi, que Firmani Que je laisse parler sur cc ton sans !'occire. Combien t'a-t-on payé pour m'ennuyer? PASQUATTL Messire, Et le n1auYais conseil que je Yous ai promis? En voulez-vous ? FOR GEMINUS Parbleu! Mais sois moins long. J'ai mis Tant de Yin dans mon sac que je bats la campagne. Peuh! vraiment j'aime mieux l'ivresse du champagne. Voyons ton boniment. Vite, ou tu risques fort De n'être plus ouï. Demain. 3S 545

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