La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE FOR GDH:-IUS Je serai mort. PASQUATIL, continuant Demain, mettant ta force au cœur, vaille que vaille, Tu viendras dans un lieu paisible ou je traYaille. Le soir, ainsi que moi, tu toucheras un prix. Il s'agit de rentrer dans l'ordre, as-tu compris? Et de nourrir tes fils du pain sacré du père. C'est ainsi qu'on rcpare et que l'on rccupere, Et qu'on retrouYe, au fond de quelque humble maison, Dans l'cclat des Yertus la splendeur du blason. (Se levant.) Doux naufrages, livrés aux froids, aux faims, aux houles, Tes enfants, eperdus, te cherchent dans les foules, Et puisqu'ils sont du peuple et t'appellent en bas, Fais-toi peuple a ton tour, descends Yers eux. FOR GEMINUS Non pas! A quoi songes-tu donc, naïf? C'est impossible. Le trav:iil me remplit d'un dégoût i1wincible; Et puis, sont-ils de moi les enfants que j'ai faits? Descendre! Ton conseil, en effet, est mam·ais; Tu l'avais annoncé d'avance et, par le diable! Pour la première fois, j'en repousse un semblable. Mais, cessons de jouer: Je te l'ai dit, demain (Sc levant :i son tour.) Je serai mort. Adieu. Je reprends mon chemin Et te laisse le soin de payer la dépense. PASQUA TIL Tu vas donc te tuer? FOR GEMINUS Avant l'aube, je pense, A moins que ce vin dur ne grise doublement Et retarde d'un jour le voyage.

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