532 LA REVUE SOCIALISTE monarchiques ont consiJéré que l'État n'était pas Yis-à-Yisde la Banque - dans la situation où se trouYe l'État \'is-à-vis des sociétés privées qui sont nées et Yi\·ent de leur propre effort - et à qui on réclame l'impôt en éch;!ngc des serYiccs rendus par l'État :'t chaque citoyen. lis ont considéré que vis-:'t-Yis d'une Banque, qui fait :ippcl au concours largement remunérc'.:du capital priYé, mais qui tient de l'Etat un pri\·ilégc d'émission - l'État doit non seulement la puiss;111ccsociale :i qui l'impôt est clù en échange de la protection sociale qu'il exerce i tous - mais un :issocié. A cet associe des bénéfices étaient dus. Yoilà le principe qui est en Yigueur dans l'Allemagne, dans la Belgique, dans l'.\utriche-Hongrie. En Belgique et en Allemagne, il a été consacré par des lois. Dans l'applic:ition que produit-il? En général b formule du part:igc des bénéfices entre l'État et les actionnaires est b méme partout. On laisse prélcYer :rnx :ictionnaires un diYidcnde :'ipeu prés égal à 6 °/o - on préléve ensuite un di\'idende pour alirnentcr l:i c:iisse de réscrYe. Le reste est p:irtagé entre l'État et les actionnaires qui finissent par percevoir ainsi un dividende variant entre 8 et 10 °/o - cc qui est respectable. Cc principe, qui s'oppose i cc qu'on l'applique en France? Si l'on se rappelle que la moyenne des bénéfices nets de la B:inque peut éYolucr entre 21 et 24 millions par année - qui ne voit qu'il 1-cvicndrait à l'État, les inutiles :ictionnaircs largcn1cnt n'.:munérés de leur capital inactif - une somme Je prés de 8 millions p:ir an! Au lieu de cela - on se contente de cette rcdeYancc Yariable. Si elle doit suffire, qu'au moins on élargisse la base sur laquelle clic repose! - J\1. Cochcry ne fait entrer que l'escompte comme élc'.:ment. Et les :1\"anccssur titres n'ont-elles p:is aussi un taux qui est actuellement de 3 °/ 0 ? Pourquoi le huitième de cc taux ne scrYirait-il pas, :iYecle huitiérnc du taux de l'escompte, ù multiplier la circulation producti\·c? \'oilà rapidement cx:iminécs les trois concessions tant vantees faites à l'État p:ir la Banque. Quelle misérc ! Par les suceurs.lies accrues nous :iurons des sources nouvelles de profit! Pour la durée du privilége nous tombons au-dessous de la legislation de 18-io, :rn-dcssous des legislations étrangcres ! Pour l.1redevance, nous perdons cc que nous rapporterait le part:ige des bénéfices institué dans des Ét:its 111On:irchiqucs ! En échange l'État line son droit de battre monnaie - pour une duree de 2 3 ans - assure :iux actionnaires la paisible jouiss:ince d'un diYidendc usur:iirc, actuellement au taux de 13 °/0 • Peut-on se contenter de p:ircillcs concessions? Ceux-là même qui croient 1 la neces-
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