La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

RENOU\"ELLEMENT DU PRIYILÈGE DE LA BA~QUE DE FRANCE 5 29 LE RENOUVELLEMENT DU PRIVILÈGE DE LA BANQUE DE ·FRANCE (Suite el ji11) II Nous a\'ons montré dans notre premier article que la Banque de France n'aYait rendu :'t l'État, en échange de scrYices signalés, que les services ù clic imposés par la nécessité du temps. Par cette constatation nous sommes arriYés à une conclusion double et dont la prcrnicrc etait qu'une Banque d'État, mise en son lieu et place, eut libéralement et plus tot répondu par un bienfait général pour le pays aux secours multiples que les nations et les gom·crnemcnts ont apportés à cet établissement de crédit. . •ous aussi, et nous adressant plus spécialement aux partisans du rcnom·ellemcnt qui entendent cependant ne pas abaisser l'État <levant la Banque et reclamer à celle-ci de nouYclles concessions, nous avons promis de démontrer qu'ù l'heure actuelle, par le fait du projet soumis aux Chambres les avantages tirés de la Banque étaient dérisoires. Il faut tenir la promesse faite. M. Cochery et après lui M. Maurice Lebon, rapporteur de la commission, exaltent les avantages que la Banque de France procure à l'État et font entendre que ces avantages sont tels qu'il ne faut pas penser en obtenir de nouveaux. On peut réduire à trois les prétendues concessions faites par la Banque et il suffira de les énoncer pour s'apercevoir de la faiblesse aYcc laquelle les droits de l'État ont ét6 défendus dans les négociations tardivement intervenues. La Banque promet de créer des succursales not1vclles - accepte une clause résolLaoire qui pèsera sur le contrat et qui permet de le briser aYant son échéance, en 1912 - accepte le principe d'une rcdeYancc variable basée sur le produit de la circulation productive par le huitiémc du taux de l'escompte. Le projet et apn::s lui le rapport prétendent que cc sont tics avant:1ges considérables. Examinons. H

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==