4-1- LA REVUE SOCIALISTE tion du minerai, la proportion des malades est <le 8ï O o, d'après ks docteurs Hirt et Proust. La fabrication de L1céruse donne annuellement de 50 ;\ Gomalades pour cent ou\Tiers, affirment les docteurs i\kurein, Desplats et Proust. Autres constatations non moins affligeantes : Celles-ci du docteur Napias : Sur cent tailleurs de pierres, 80 meurent phtisiques; chez les aiguiseurs et tailleurs de limes, ïO 0/o sont atteints de cette maladie; -1-5°/odes lithographes sont malades de tuberculose. D'aprés le docteur Leydet, sur cent mineurs qui meurent naturellement - c'esl-;\-dirc que la mine n'écrase, n'étouffe ou n'asphyxie p.1s- 53 sont emportés par la maladie des organes de la respiration et -lï par l'asthme professionnel. Mort de Yicillesse: neant ! Les mécaniciennes ne meurent-clics pas presque toutes fauchées dan~ leur printemps par une maladie de poitrine? Une même destinée attend les ounièrcs des filatures et des tissages, condamnées à respirer sans cesse des poussières de laine et de coton. La broderie et la fabrication de dentelles sont-clics inoffensives? « On a obscn·é, remarque De Grccf, dans son line : L'O11vrii:re dmlcllihe c11 Belgique (18ï2), que toutes les ounières brodeuses et dentellières contr.1ctent spécialement les maladies suiYantes : - A. La dérormation de la taille, les ou,-rièrcs étant continuellement penchées sur leur ouvrage.,. - B. L'attitude continuellement courbée du corps, l'emploi si pernicieux des chaufferettes font som·cnt contracter aux ouniéres des maladies de poitrine. - C. La myopie. » Chez les ouniéres des manufactures de tabac, cent cas de grossesse ont fourni au docteur JaClJucmart: -1-5aYortements ou accouchements prématurés et I 5 enfants morts quelques heures ou quelques jours apn;s leur naissance. Bien autrement meurtrier est, pour les femmes, le travail de l'imprimerie typographique. Les malhnireuscs qui l'exécutent sont pour la plupart atteintes de saturnisme. La maternité, pour elll's, c'est très sounnt la mort. Croit-on que nous exagérons? Dans les hôpitaux, il l'll meurt, en couches, ï5 °/o, trois sur quatre!!! Nulle part, également, on ne constate une proportion aussi grande d'ayortcrnents et une mortalité infantile aussi considérable. Le docteur Constantin Paul nous apprend que, sur 2ï grossesses aYant intoxication saturnine, il a été constaté 22 aYortemcnts, 1 enfants morts et 1 seul YiYant. Sur 43 grossesses après intoxication, on compta : 32 fausses couches, 3 morts-nés, 2 Yirnnts, mais chétifs. Si c'est le pére qui est atteint de saturnisme, les résultats sont aussi alarmants : LJ r grossesses constatées sur 3r femmes ont produit : 82 a\'0rtcments, -1-accouchements prén1;1turés, 5 morts-nés. Sur les 50 viYants, 20 moururent dans la
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