La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

LE PRORLtME nE LA S~NTt ·13 caoutchouc soufflé, sont exposes à respirer Jes Yapcurs de sulfur..: dc carbone. « ... Plus de la moitie, parmi les debardeurs, sont affcctes d'un<.: mal.1-lie p,lrlicu lière des pieds appclee grl'llo11illi·; ks ou,-ricrs qui manil'.nt le bichromate de potasse, après un certain nombre d<.:rhumé\ de œn·eau très tenaces, finissènt presque tous par a,·oir la cloison du nez pcrforec ou mème détruite; bi<.:1p1eu d'ouHi<.:rs, parmi ceux qui traYaillent k phosphore, échappC'nt :i la bronchite qui les atteint plus ou moins graYcment; le nombre dc ceux chez qui k phosphore dét1:rminc la destruction du nécrose des os de la face est heureusement be:iucoup plus r:irc aujourd'hui. « Les ouHiers qui traYaillcnt le soufrc sont, co111111lces pn'.:cédcnts, très sujets aux bronchites : telles sont les femmes gui bl:inchisscnt dans les soufroirs les étoffes de soie et de laine; td~ sont rncorc ks soufreurs d'allumettes. « Les vapeurs et poussières sulfureuses détcrrni11ent d'ailkurs d'.wtr<.:srnabdics e11con~;elles dc,·ienncnt notamment la cause d'ophtalmil'.s trè~ rcbclles dont les Yiticultcurs occupés au soufr.1gc dc la Yignc et aussi lcs fabricants d'a!IUJllèttcs sont fn'.:quernments atteints ... 1, Lès maladics des yeux - pour le dire en passant- nc sont p;1s 1:arcschcz ks ou,-ricrs ; ... nous avons cité Cèlles qui sont c1usé<.:sp,1r lcs \',1peur~ soufrées; citons <.:ncorcccllcs gui sont ducs ù des miasmL·s dèlètcrè,, tdlcs sont l'ophtl1;1lmic des egomicrs ou mitt<.:, cdle plus gra,·e dcs vid.111geurs,etc. Les (orgcrons, les armuriers, qui travaillc11t le fer rougi ,tu [eu ardcnt de l.1forge, sont sujets à des conjoncti,·ites, ,i des blépharites, et sou,·ent :1 un certain .igc sont rendus aYcuglcs par la cataracte ... « Le tablcau que nous ,·c11onsdc tracer .'t grands traits des maLtdies professionnellcs pourrait ètrc dè,·cloppé bien darnntage, nous pourrions en agrandir le cidre, en multiplier lcs personnages, c11 acccntuer lcs teintes, mais td qu'il est il suflit, CL'. nou~ scmblc, :i faire YOircombien de dangers l'ouHier trouYe dans l'exercicc de son métier, et combien 1c travail manucl, sourcc unique ou il ,·a puiser sa Yi<.:, recèle de germes empoisonnes qui peuYent deYenir la c.1usc de \.t mort. » Ainsi s'exprime le docteur Napias dans son liHe : Le 1\Ial de Misère. Partout monte la marée des maladies filles des tra\'aux malsains de l'enfer capitaliste. Jamais la proportion des contaminés n'a été aussi grande que de nos jours. Au dire du docteur Hirt; il y a 21 °/ 0 de phtisiques parmi les ouvriers trarnillant le plomb. - Chez ceux qui se linent a l'extrac-

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