LE PROBLÈ~IE DE LA SA1':TÉ 4-5 prcmicrc :111néc, 8 d:rns la seconde et 7 dans la troisicmc; I 5 seulement ont pu parvenir au dcla de trois ans. Le Capital - comme le Minotaure de la Fable - se nourrit de cl1:1irhumaine. Le Socialisme sera son Thésée. * * * L'influence des professions sur la durée de la vie est considérable. Le bien-être, l'air pur, la gaieté, avons-nous dit, assurent une longue vieillesse. Les prCU\'Cs abondent. La plus concluante est incontestablement l'extrême longevité des gens riches. Il faut trois existences de prolétaires laborieux pour faire une Yie de bourgcoi<; improductif. Les professions liberales - ressources de la petite bourgeoisie: - 1-ont les moins meurtriéres des occupations. Le fait n'est pas douteux. Au dire du docteur Casper, sur cent personnes, atteignent la soixante-dixième annee : Ecclésiastiques Commerçants et m:rnufacturiers. Militaires Commis. Avocats . Artistes . Professeurs. Médecins . ,.p 33 32 32 La longéYité des prêtres est expliquée par cc fait qu'ils réunissent la grande majorité des conditions propres à assurer à ceux auxquels elles sont accessibles une longue Yieillessc. Les artistes, les membres du corps enseignant et les médecins - c'est-a-dire les plus utiles titulaires de professions liberales - ferment la liste. Au Congrès international d'hygiène et de démographie tenu à Londres, en aoùt 1891, Ogle a communiqué un traYail sur la mortalité en Angleterre pour les indiYidus pris entre Yingt-cinq et soixantecinq ans, d'apres les professions qu'ils exercent. La progression cst la suiYante : Les ecclésiastiques, jardiniers, fermiers, laboureurs, ouvriers papetiers, épiciers, pêcheurs, ébenistcs, hommes de loi, ouniers en. soie, mécaniciens, commerçants, marchands drapiers, mineurs, cordonniers, commis-voyageurs, boulangers, meuniers, tapissiers, maçons, forgerons, employés de commerce, cantonniers, ouvriers en laine, ;innu-riers, tailleurs, chapeliers, imprimeurs, ouvriers en coton, - puis les médecins dont la mortalité est
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