LA REYUE SOCIALISTE SL dèn:loppe chez les ounicrs ernployès en Arnèriquc au_rafli11cm,e1~t du pètrok, ou encore comme le 1/1111 de ver ou 111t1l d,·_b11ss111r des d_c\'1deuses de cocons de \'ers .1 soie; tantôt, au co11tr,ure, des affections d'une gr.1Yitè gui peut de,·enir considèrable : tels sont les erythcmes et pus;uks, si bien dccrits par :\!axime \'ernois, gui se montrent sur les m.lins d1.:souniers et ounicres fleuristes, des apprêteurs d'etoffc pour fleurs artiriciclks; tels encore ces cxantherncs Yariés: crythcmcs, pustuks, furoncles, etc., gui frappent ks ounicrs en papiers peints, et qui pcm·cnt, chez eux, dcterrniner? scion cc L]U'a obscn·é PictraSanta, des gangrcnes trcs étendues. Dans les derniers exemples que nous ,·cnons de citer, c'est à l'arsenic des couleurs Ycrtcs ernployfrs que sont ducs ces affections cutanèes; cet arsenic si usité, et dans de si nombreuses industries, ne borne pas son action à la production <le maladies purement locales et extérieures ; absorbé par la peau, entraine par la tTspiration jusque d,rns les poumons et par la sali,·e jusque dans l'estomac, il finit par causer des gastrites trcs rebelles, des accidents ner\'eux, très Yaries, partois incurables, et qu'on a pu remarquer, par exemple, en Alsace, en Suisse, dans le Rhone, chez les ouniers employés :1 la fabrication de Li f11schi11c ou rouge d'nllili11c, fabrication dans laquelle on emploie l'acide ar~eniL]Ue. « C'est encore k poison arsenical qui, existant souvent en petite quantité d,1ns les minerais de cuine, de fer, de cobalt et presque toujours dans les minerais de zinc, s'en dégage pendant la fonte et détermine chez les ouYricrs des fonderies cette ficnc particulicre accomp;1gnce d'un anéantissl.'.ment musculaire complet, qu'on appelle: Wllrbt1illrt' tics fo11dcllrs. « Dans d'autres professions, le plomb, que les artisans sont journcllemun contr;1int5 d'employer, occasionne des coliques sèches, des gastrites, des neHalgies, et souvent des paralysies particulicrcs (pnrnlysie des cxlc11sc11rs). C'est ;1 de tels accidents que sont exposes les plombiers, les broyeurs et marchands de couleurs, les Ycrn isseurs de poteries, ks potier~ d'éuin, les \'erricrs qui font les Yerres de couleur et les ,erres mousseline, les dessinateurs en broderie pour ctofl-ès, et par dessm tout les peintres en bàtiments. « D'autres ou Hiers manient le mercure ou ses sels, et chez ceux-là se développe une sali,·ation abondante, parfois de fétides ulccres de la bouche, un tremblement ncn·eux des membres, un insupportable bégaiement. Les doreurs sur metaux, les argenteurs, les étameurs de glaces, les chapeliers sont les tributaires journaliers de ces graYcs accidenb. La folie clic-même peut se développer chez ces artisans, comme conséquence de l'absorption longtcrn ps contin uee du mercu rc. « C'est aussi :1 une folie - une folie heureusement passagcrc, une sorte de délire - que sont sujets les ounicrs qui, travaillant le
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