CHRONIQUEMUSICALE 495 CHRONIQUE MUSICALE CONCERTSDE L'OPERA : La Mer, de M. V. Joncières; Circé, de M. Théodore Dubois; C/Jants populaires français, de M. Julien Tiersot; Sympbo!lie de M. Svcndsen, etc. CONCERTSCOLONNE: Le 3c acte de Siegfried de R. Wagner; Jeu11esse! de M. Georges Hüe; fragments de Roméo et Juliette, de Berlioz; de Faust, de Liszt; MM. Sarasate et Ysaye. CONCERTSLAMOUREUXet SALLE ÉRARD : La Société des l11strnmeuts a11c1e11s. LES PETITES AUDITIONS. Con!'érence de M. BouRGAULT-DucoUDRAYsur la Da11secollsideréedans ses rapports avec l'expression. Entre deux auditions de la Dam11atio1d1e Faust qui, dècidément, semble plaire au public de ses concerts comme à ~elui du Chàtelet, !'Opéra a exécuté le mois dernier plusieurs œu\Tes modernes d'intérêt divers: la Mer, de M. Victorin Joncières, ode-symphonie (poème de E. Guinand),qui ne brille pas par des qualités bien saillantes, d'impression monotone, et qui n'atteint à aucun moment au grandiose qu'éyoque en nous la seule idée de !'Océan; un frag1uent de Circé ( deuxieme tableau du Ier acte) de M. Théodore Dubois (poème de MM. Jules et Pierre Barbier), déjà entendu au Cirque des Champs-Élysées. Ce nom de Circé, qui transporte l'imagination en pleine mythologie, c'est ici le nom d'une femme qui, pendant la guerre d'Espagne, en 1809, époque à laquelle les librettistes ont placé cette action imaginaire, sottlève le peuple de moines, de paysans, de guérilleros, en trai9 d'exhaler leur haine contre l'envahisseur en des chœurs assez placides; un jeune moine, enflammé par les discours de cette femme, ·jure de poignarder l'envahisseur; puis de nouveaux chœurs, des pric':res, des cris de guerre, un A11gelus qui sonne; le tout se terminant par le crescendo final obligé. J'ai bien peur que, si quelque directeur de théâtre se risque à mettre en scène la picce de M. Dubois, l'événement n'ajoute rien à la gloire de M. le Directeur du Conservatoire; peut-être les autres parties contiennent-
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