La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE MM. Pierre \':.:ber et Lucien Muhlfeld ont beaucoup plus d'esprit qu'ils n'en ont montré dans leur petit acte Dix a11asprès. C'est une légcre étude de liaison malheureuse, le collage d'un musicien et d'une cuisinicrc. Le pauvre diable, depuis longtemps las de sa chaîne, ne Ja brise pas, parce que, à chaque menace de rupture, sa maîtresse lui dit d'un air sombre: « Si tu me lâches, je sais cc qui me reste à faire. » Il s':1ttend au réchaud sinistre, à l'abominable suicide. Or cc qui reste à faire ù la femme abandonnée, c'est tout simplement de se remettre cuisinicre, comme nous ]'apprend Je mot de ]a fin. Il est drôle, mais un peu longuement amené. M. Gabriel Mourey a csq uissé, dans Trois cœurs, la rivalité arnou- • reusc d'un pcre et d'un fils. Un seul acte - c'est un peu sommaire pour l'importance du sujet; l'émotion n'a pas le temps de croître dans l':tme du spectateur. GASTON STIEGLER.

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