LA REVUE SOCIALISTE attendu que, naïvement, sans autres directions, clic demande que le Conseil fédéral présente une nouvelle loi en exécution de l'article constitutionnel relatif au monopole <le l'émission des billets de banque, « en prenant en considération la décision populaire du 28 féwicr 189ï ,,. Espérons que les Chambres fédérales sauront donner ces directions. Cc qu'il y a <le certain, c'est que jamais projet de loi permettant l'ingérence de b haute finance <lans la banque centrale <l'émission ne sera adoptée par le peuple. Les 195,000 citoyens qui se sont prononcés pour la Banque d'État pure seront toujours en mesure de faire repousser l'immixtion du capitalisme dans un établissement de crédit national. i\1algn'.:le vote du 28 février, k Ycnt est aux solutions larges et gcnéreuses, profitant :i. la collcctiYité et abolissant un :i. un les privilcgcs capitalistes. L'abolition du privilège des banques d'émission privées n'est que retardée et le jour n'est pas loin, nous l'espérons, où l'intérêt du peuple triomphera des résistances et des sophismes <lu capital privé. La grève d11 .Vord-Est. - Jeudi II mars, pendant que le Conseil fédéral décidait, :\ l'unanimité, <l'entrer en matierc sur le projet de nationalisation de nos voies ferrées, présenté par J\L Zemp, chef <lu département des chemins de fer, la direction du Nord-Est poussait ,1ctivemcnt ses employés à se mettre en grève. Cela parait invraiscmbLiblc. Pourtant rieri n'est plus exact. Le Jura-Simplon, le Central, toutes ks autres administrations se sont entendues, l'an dernier, ,\\'Cc leurs employés, ont exécuté loyalement la convention de 1896, ont en un mot fait honneur 1 la signature donnée; seul le Nord-Est a manqué à sa parole en discutant apn::s coup la valeur des textes, en cherchant :i. reprendre d'une main cc qu'il donnait de l'autre, en amcn,rnt les employés à croire qu'ils avaient été trompés. Il ne s'agissait au fond que d'une somme de 250,000 francs c1wiro11. Durant une année, le personnel renouvela ses démarches auprès du secrétaire général de l'union du personnel des chemins de fer, le docteur Th. Sourbcck, l'invitant à faire son dcYoir, afin que le calme se rétablisse parmi les employés du Nord-Est, comme il s'était rétabli dans le personnel des autres Compagnies. Dès le début, le docteur Sourbcck attira l'attention de la direction du Nord-Est sur le fait qu'elle n'avait pas tenu ses engagements. Il y eut une polémique àcc sujet <lansles journaux. Le Nord-Est déclara qu'il n'avait pas fait ces promesses. Ainsi, toute l'année, cette Compagnie ne fit que provoquer le mécontentement; clic redoubla ses provocations en faisant plcuYoir les amendes, et grâce à ses chicanes tracassières, clic finit par exaspérer complètement le personnel. Puis elle répandit,
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