LE PROBLÈME DE LA RICHESSE 445 la terre des forces presque cntiércmcnt inutilisées aujourd'hui qui contiennent une formidable production d'énergie, cc sont les cours et les chutes d'eau. Ces forces, qui ont une permanence absolue et qui ne s'usent pas, sont des réscrYoirs in6puisabks d'6lectricit6 et de puissance mécanique. On peut se faire une idée de cc qu'elles contiennent d'6ncrgic en songeant qu';t lui seul le Niagara représente plus de deux millions de chevaux-vapeur, soit la force de cent cinquante millions d'hommes ... L'industrie aura certainement d'ici peu entre les mains le moyen d'augmenter indéfiniment sa puissance déjù formidable. On peut prévoir pour cette branche du travail humain une ére, qui, nous le r6p6tons, n'est p:i.s 6loignée où la production m:i.nufacturiérc ira toujours en augmentant, tandis qu'ira diminuant l'effort humain n6cessairc à la réalisation de cette production même ... - On voit combien seront clung6cs les conditions de la vie sur cette terre qui nous donne si g6n6rcusement l'aliment pour nous nourrir, le combustible pour nous chauffer, b force motrice pour fabriquer cent fois tout cc qui nous est utile. » * * * La Nature ~ dit à l'Homme: << Tu mangeras le pain à la sueur de ton visage. » L'Homme s'est révolt6 contre cc commandement barbare. Il a tenté de s'y soustraire. Ses efforts ont 6té couronnés de succés. La Machine tend à le libérer du travail. Chaque jour, clic se substitue à lui dans l'accomplissement des labeurs les plus absorbants. C'est une première Yictoire. La suppression de l'agricultlirc en sera une seconde. Les denrées alimentaires jusqu'ici péniblement arrachées à la terre seront un jour fournies en quantit6 presque illimit6e par l'industrie. << En l'an 2000, dit Berthelot, il n'y aura plus dans le monde ni agriculture, ni pfttres, ni laboureurs: le probll'.:me de l'existence par la culture du sol aura ét6 supprimé par le concours de la chimie et de la physique ... << Déjà nous avons vu la force des bras humains remplacée par celle de la vapeur, c'est-à-dire par l'énergie chimique empruntée à la combustion du charbon; mais cet agent doit être extrait péniblement du sein de la tci;re et la proportion en dimiirne sans cesse. Il faut trouver mieux ; or, le principe de cette invention est facile à concevoir: il faut utiliser la chaleur solaire, il faut utiliser la chaleur centrale de notre globe. Les progrés incessants de la science font naitre l'espérance légitime de capter ces sources d'une énergie illimitée. Pour c_aptcr la chaleur centrale, par exemple, il suffirait de construire des puits de 3 à
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==