LES CONDITIONS DE TRAVAIL DE LA VILLE DE PARIS 407 application sans réserYes de toutes les conditions du tra\'ail dans les adjudications votées à di,·erscs reprises par le Conseil. * * * Ces conditions, a la charge des adjudicataires, comprennent notamment: r0 la limitation au dixième au plus des ouHiers étr:111gers; 2° l'interdiction absolue du marchandage (s<.:ulcsconditions reconnues licites p:i.r le gou,·ernement dans les adjudic:i.tions); 3° la journée maxim:i. de neuf heures de traYail; -1- 0 sous la dénomin:i.tion officielle de l'annucllcment réYisible série des prix, un minimum de salaire. Ces deux dcrniéres conditions ont partiellement triomphé d:i.ns la pratiqu<.:, tout autant que les deux premières pourtant légales, parce qu'aux d<.:uxpremières :i.toujours fait défaut une s:i.nction effic:i.ce, a savoir un corps d'inspecteurs ou Hiers du tr:i.vail; - tandis que les deux dcrniéres (minimum de s:i.laircet m:i.ximum d'heures de traY:i.il) sont douées p:i.r clles-rnérnes d'une telle force morale que peu a peu elles s'imposent, gràce, il faut le dire, a la double et croiss:i.nte influence morale et du socialismè et de la persé,·érante énergie du Conseil municipal. Quant aux sabriés employés directement par b \'ille, !Il. Pierre B:i.udin obtint récemmc.:nt qu'il n'y eùt plus de s:i.laires quotidiens inférieurs a 5 francs. C'est cc que touchent :i.ctucllcment par jour les b:i.layeurs. D':i.illeurs voici les conditions du réglement qui régit actuellement les travailleurs municipaux : la journée maxim:i. de dix heures; - un salaire minimum der 50 francs par mois pour Yingt-six jours de tr:i.vail; plus deux jours de repos payés par mois; - la paie à la quinzaine; - le salaire intégral assuré pendant les périodes d'instruction militaire;- un conge annuel de dix jours sans retenue de salaire; - les jours de maladie dûment constatés payés; - une indemnité dans tous les cas d'accid<.:nts. Nul doute que le Conseil YOte,scion le n:eu exprimé par Landrin et sur mon rapport conforme, que ces conditioJ1s cle traYail seront également imposées en fayeur de leur personnel aux concessionnaires de services publics. Il est donc bien avéré que, surtout en· cc qui concerne les heures de labeur et les salaires des ou,·ricrs, le Conseil municipal applique les rcycndications essentielles du programme socialiste minimum, - dans les adjudications en usant ayant tout de sa force morale et des ingénieuses ressources pratiques de son indestructible entêtement, - dans les concessions en montrant·sa décision d'imposer aux permissionnaires la plus grande libéralité possible en faveur de leur personnel,
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