La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

LA REVUE SOCIALISTE est loin d\· .1,·oir tenu une place de premier rang. i\Iais on peut montrer que, som certaines cin:onstan.:cs données, et surtout ;\ un degré élevé de l'é,·olution de l'espèce (ceci est pour l\\\'enir), les concepts moraux atteindront, co111111e instincts supérieurs incarnés, une puissance inconnue ,wjourd'hui. Même aujourd'hui ils ne sont p,1s une qu,rntité négligeable. On ne s'aperçoit p.is toujours de leurs effets, ib en ont pourtant. P. B. * * * Enrico SELETTI. - Se il Socialismo, abbia fondamenti scientifici. - Parma, Luigi Battci, 1896 (r) A cette question : le socialisme a-t-il des b.i,cs scientifiques? l'auteur répond par une sérieuse affirmative. Le premier chapitre, la Li/,,•,H, résume les débats, qui ne semblent pas 0tre encore terminés, sur la conciliation des futurs contingents et de l'universel détcrmi11is111.c. \u point de ,·uc social la question est un peu simplifiée. L'auteur insiste à bon droit sur cette simplification: l'individu et la collectivité. li conclut en dis,111t << qu'il n'y a pas dualism..: entre la liberté industrielle et l.t nécessité sociale, entre L1liberté et l'autorité, mais action et réaction mutuelles, ad,1pution h,irmoniquc d.ms l'esp,Kc et dans le temps, é,·olution p-1r,1llèlc ,,. Dans le second clupitrc, l'auteur prend très ,·ivement à parti Herbert Spencer. Il soumet ù sa pénétrante analyse les deux pa111phlets célèbres : l' [;11/ivid1r co11/reI' /~'fat et /11 Justiç,·. Herbert Spencer a écrit <lem: sortes de lincs : des livres de philosophe, des li,·res d'.\nglais en wagon. Les premiers retiennent l'attention et commandent le respect par l,1 masse. Les seconds se résument en cet aphorisme tk ,·oyageur s:u1s préjugé : je prends insolemment la meilleure place jusqu'à cc qu'un plus insolent me dèlogc. C'est plus court. Il nc faut pas grande attention pour comprendre ct, qu,111don a compris, on risque de manquer de r..:spcct. Aussi l'auteur passc-t-il très r.ipidement. Le soci11/is111e d' ttat est le sujet du troisième chapitre. S'attaquant cctte fois à MM. Lfon Say, Goschen, et aux libéraux en général, l'auteur n'a pas de peine à montrer l'incohérence de ces individualistes à outrance, dont la puissante i\1dividualité est faite des privilèges exorbitants que l'État actuel leur concède. Socinlis,11,· l'i darwi11i,,,.,., quatrième chapitre, pose la question : le transformisme est-il lié au socialisme? Au point où en est arrivée l'é,·olution humaine, le socialisme se présente-t-il comme un aboutissant? Laissant de côté les noms d'auteur, il est permis de répondre par l'affirmative. Les régressions mentales d'Herbert Spencer, d'Huxley, de Haeckel n'ont qu'un intérêt biographique. Le problè111l' du socialis111e est posé dans le cinquième chapitre. Les nombreux (r) ( La Libcrtc'.:. - Il. Herbert Spencer et le Soci.1lisme. - li r. Soci.1lisme d'État. - IV. So.ci.1lismcet D.irwinismc. - V. Le Problcmc du Socialisme. - VI. Le S.1Ltircau point de \'UC économique. - VII. Le Salaire au point de vue juridique. - \'Ill. La Propric'.:téde la terre et l'Hêritage. - IX. Le Socialisme et la Philosophie du droit en Italie. - X. Le Soci.1lisme et la Loi de l'é,·olution. - XI. La Loi de l'évolution et la Liberté. - XII. L'Egalité. - Xllf. Le Collecti,·isme.

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