La Revue socialiste - 1897 - Tome XXVI- vol 01

REVUE DES LI\"RES 3ï9 aut..:urs qui ont fait la caricature grotesque des tendances socialistes som passés en re\'U<.:. On montr..: que ces chevaliers errants ont créé de toutes piéccs une hy<lr..:fabukuse dont ib abattem les têtes. L'auteur termine cette revue en appelant l'attention des lecteurs sur le« socialisme juridique», si fécond en Italie. Cette <l0nomination, dit-il, est équivoqu..:. On croirait qu'il s'agit de simple jurisprud..:nce. Cela \,\ b..:aucoup plus loin et porte plus haut : k: socialisme juridique, c'est le socialisme 0conomique ay:rnt enfin force <leloi. Le sa/air,:au poi11/de i•u,·ln1//a111ique, sixiè:me chapitre, est une critique d..:s théories de Ricardo et de Malthus. L\1uteur n'acccpte pas sans restrictions les modifications apportées par ~Jill. li se déclare insuffisamment satisfait des théorèmes de l\larx. Cc chapitre est donc plutôt négatif. Dans I,· salaire nu pai11tde i'II<' juridique, septiè:m:: clupitre, l'auteur est plus positif. Si lc systè:mc des salaires est condamnabk au point de nie économique, il ne l'est pas moins au point de \'UC juridiquc. Mais, tandis que les théorè:me5 0conomiques se d0robcnt som l'obscurité des formule,, ks textes dc lois sautent aux y..:ux cn une bngu..:, hélas! trop claire. Or notre ~ode actuel est un défi perpétuel:\ l'èquit1\ telle du moins que nous la .:ompn.:nons aujourd'hui. L'auteur en donne d..:s preuves trè:s simples et très saisissantes. La J>ro/i>t'1li de la frrrc l'i l'/Jùitag,• sont ex.1minés au huitiéme chapitr..:. :\prés a\'oir p.1,sé en renie les di~·..:rsestht'.:ories s<Kialistcs ,1 ce sujet. !'.tuteur remarque qu'elles ont toutes un point .:ommun : c'est l'aflirmation d'un de\'enir perp0tucl et, par const'.:quent, la négation de formes fixes. Ces tran,form:aions inévitables dans le r0gime de la proprifo'.:, les socialistes les aident, les secondent, les sollicitent. Ils font office d'ac.:oucheurs dévoués et experts, \'Oilà tout. Le socialis111l,'·i la philosaJ1/Jideu droit, n..:uvième chapitre, nous fait assister :\ la rénovation du droit sous l'influenœ du so..:ialisme populaire, que le socialisme s.:ientifique ne fait que tra<luir..:. On sait que l'Italie a une des premi..'.:rcs places dans ce mouvement. Il a été admirablement résumé dans les ounagcs du professeur Sa\·eris ~cola ri. Le socialis111e d la loi d'évolutio11, dixii:me chapitre, r..:prcnd a\·ec plus d..: largeur la question déjà traitée dans socialis111ert d11nc·i11is111,·. Dans une série de conclusions éloquentes, l'auteur chante presque le chant de triomphe de la conception socialiste. Sur tous les terrains et de toutes parts on commence à considérer la liberté, non plus comme une prérogati,·e de l'individu pris isolément, mais comme une action sociale disciplinée. C'est que la loi d'évo/11tio1r1i la liberté, onziéme chapitre, se concilient fort bien en vidant le concept de liberté de son contenu sophistique. Cc contenu, c'est le droit du plus fort, c'est-à-dire du plus égoïste et du moins scrupuleux, ce qu'on appe'Ue ordinairement la conrnrrence, l'économie politique. Elle serait plus justement dénommée la politique économique. L'égalité, douzième chapitre, est l'idéal social. Cet idéal est en voie de se réaliser. 11 ne s'agit pas d'équation algébrique, mais de justice sociale. Or quoique socialisme ne soit pas absolument synonyme de cal/ectivis111e, treizième chapitre, le ·collectivisme est peut-être la plus pure, la plus complète incarnation du socialisme. L'auteur termine en conviant les collecti,·istes à la lutte, à l'essai; inévi-

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