REVUE DES Ll\.RES 373 publi..:. i\lais elle a peu :1 peu mo<lifiO:~: ,\ première physionomie, ..:lie ~\:st fait..: plus a.:.:ucillante pour les tr.1\':1ux de n1.:taphysiqu..: ..:t de mor.1k sociale. C..:tt..: 0::volution de la Re\'ue a O::tOd:i:rig.:e par i\f. Th. Ribot. Sa perso11n.1litO:: m:s ferme se d.:célc dans .:cttc œm·re, scmblc-t-il, impersonnelle. S..:s œuvres proprement dites sont nombr<.'uses ..:t toutes d<.'pr..:mi<.'rordre. Pourt.mt il n<.' se rO::vèlepas complèti.:mcnt en dies et nous croyons, signalant aux le.:ti.:urs d..: la Rn•ue Socialisfr le dernier !i,-re d..: \L Th. Ribot, pou,·oir mettre l'.1ctivit0 et l'œu\'l'c du direct..:ur de la lt..-1•11,· Pbilos()j,hit>u,· ,1u 11i\'c:tu tk celle du professeur :iu Collège de Fra11œ. La psychologie ,ks états :iff..:.:tifs, r<.'marquc l'auteur :1u ,kbut de \:l préface, est, de l'a,·is .:ommun, confuse et peu a,-.1nc0.:. En Fran.:.:, ..:lie n'a\·.iit p:is jusqu'ù .:ctt..: heure donn.: li.:u :'i un \T:li tablc.1u d'ensi.:mble. Ci.: t.1blc.1u, nous l'avons aujourd'hui. \!. Ribot a fait pour les .::motions cc que T.1ine :1v.1it tenté pour l'intclligen.:c : il ,1 plac.:: .'i leur plac.: .:x:ict.: le r.:sulr.1t di.: ses recherches personnelles dans un panoram.1 intcrn.1tion,il de b question. JI a offert au public un OU\'l'.1g.:Mfî11itif :iut.uit que quelque .:hosc peut 0tre Mfi11itif en philosophie. S011li\'l'e est un r.:sumé m.1gistr.d de la scicnci.:; il prend les travaux de ses prO::d.:cesseurs, s,111sc11.:x.:eptcr un seul de quL·lqu..: importance, et ks pouss.: plus a\'ant. Il a renJu par 1:\ un sen·icc i1npprO::..:i.1h:l'ctceux qui n'ont p:is le ti:mps de lire les li\'l'..:s et les re\'\tes di: toutes Lingues 0(1 sont disséminées ces monographies. L'ounagc, :iprès une i11trodu.:tion g.:n.:r.1lc sur l'é\·olution ,k l.1 \'i<..: affecti,·e, est di\'isé en deux p:irtics : une psy..:hologi<-'générale et 1111.p:sychologie sp.:cialc. 011 ne peut ici donner m.'.:me une id.:e d..: Lt ri..:h..:ssedocument.lire di: cc \'Olume d'où les digressions et l'expos0 historique so11t pourtant soign.:usement .:limin<'.:s. Ces qu 1tre cents pag.;s et plus sont remarquablement .:ounes : le sens du mot émotions est d'abord fix.:; il ne s'agit pas sculemcm d'un..: d.:fînition de mots qui n'est d':iillcurs j.unais inutile, mais par contr.:-..:onp d'une élucitbtion préliminaire de la chose. li semble bien, en effet, qu'il :1\ ait pas ,·1proprement parler, sur b nature des .:motions, d..: thèse intclle.:m.iliste et de thèse physiologique. Cette dernière, dit \L Ribot, est celle qui a été adoptée sans restriction aucune dans son tra,·ail. Cela ,·eut dire simplement qu'il .:tudie ce qu'on entend ordinairement p:ir les émotions et pas :nnrc ..:hosc, et qu'il met de coté, de parti pris, cette « intclligenc<.: confuse », ces « id.:es foréès » qui sont d'un autre domaine. On ne peut vraiment faire à l'auteur le rq,roche qu'on doit certainement fairç à Lange, i1notre a,·is: celui d'avoir, en prétendant embrasser tout le domaine des passions, laiss0 un trop grand nombre de faits, je ne dis pas sans explication, mais mème s:ms description. Au contraire, quoique d'aprés la d.:fînition donnée de l't:motion, 011 pùt s'attendre à ne trouver que peu de chose sur les sentiments soci,lllx, cc ch,1pitre est, dans l'ouvrage de M. Th. Ribot, un des plus riches. Ces sentiments sont d'ailleurs rattachés à leur tronc physiologique. « Nous ne po'uvons, à propos des sentiments sociaux, moraux, religieux, intellectuels, agiter les nombreuses questions qui en dépendent et nous perdre dans des détails sans fin. La tâche de Ja psychologie me par~ît bien marquée : prendre chacun d..: ces sentiments à son origine, s'efforcer d'en bien déterminer Ja nature <:tsuivre
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