3ï 2 LA RE\'UE SOCIALISTE longtemps journaliste de Yalcur et il aime encore de temps à autre à nous ,1muser, wut en s'amusant lui-méme, par Li publication de récits de voyages et de nou,·dl::s. [11 abordant l'étude en question sur le droit, il nous soum~t quatre principes d'0rdrc supérieur qui sont indispensables, scion lui, afin de pouvoir rnmpn.:ndre l'idée de justice. Comme tous les hommes qui vieillissent avec le siède, M. Qui nones consen·e une foi inébranlable dans le progrès. Mais pour lui, de 1111.:mqeue pour l'ancienne école républicaine de Mazzini, le progrès n'est pas possible sans un point d'appui, sans une lumièn: qui vienne d'en haut pour nous éclain.:r, sans un moteur enfin qui détermine et explique le mouvement. Il ajoute mémc que le droit et la justice ne seraient que de v,lins mots s,111sune a_jir111ncieot1cm1 n, sans une éthique absolue qui offre une base ,olide aussi bien pour l'ordre moral que pour le matériel. L'o;;nagc se compose de quatre chapitres qui n'ont pas tous la m0me ,·.1kur. D,rns le premier, l'auteur établit cc qu ïl entend par th,!orie t/11 droit et dans le deuxii.:me -- s,111scontredit le plus intéressant - il met sous nos yeux un cert,1in nombre de faits destinés il démontrer le fond de vérité qui se troll\·e dans la théorie du droit. Les chapitres suivants sont consacrés ù la recherche des moyens capables de nous faire connaître la ,·0rité, l'absolue ,·érité. Et 1ùaintenant, que iVI. Quinones nous permette de lui faire un léger reproch(; ,,. propos d'une inexactitude qui revient fréquemment dans son ouvrage. Il est antisémite et nous ne le sommes pas; car nous pensons que la bourgeoisie catholique n'a pas moins de fautes il s:1charge que les banquiers juifs. li est ,1th·ersairc acharné de Marx et, sans vouloir nous inféoder i1 l'école m,1rxist(;, nous pensons que Marx a 0té un des grands hommes de cc siècle. :.\fais jusqu'ici nou; n'avons rien il lui reprocher. L;inexactitude commence, quand il c1ccusel'agitateur allemand d'avoir étt'.:riche et oisif, tandis qu'il ne q;cut que dc son travail en collabor:int il des journaux américains, et que ses ou,T,1gcs th0oriques, en dehors de l'agitation pratique, fournissent la preuve d\mc acti, it0 cxtr.1ordinairc ; quand il prend pour un juif Engels qui était chr0ticn comme l'auteur et moi; quand enfin il croit que l'aristocratie et la bourg(;oi~ic allemandes entrent pour quelque chose dans la formation de la Sozialdm1ocralic, tandis que c'est précist'.:mcnt en Allemagne qu'on voit le plus petit nombrc de bourgeois socialistes. • * * * La Psychologie des sentiments, pa1' îli. Rrnot. Alcan, 1896 Paris, Félix \'ers r8p 0tait fondée la Rt'Vllt' Philosoj>hiq11e. Ce fut un é,·éncmcnt. Le monde universitaire fut remué. Le grand public ne resta pas indifférent. Le succ(:s de i.1 Revue s'accentua d'année en année. Aujourd'hui la Revue a conquis définitivement sa place parmi les revues s_avantcs. Son ~rogran;me n \\ pas changé : le point de Hie expérimental domine dans les articles quelle
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